L’appréciation du cedi : le reflet d’un écosystème économique ghanéen en pleine expansion

7–10 minutes

Entre janvier et mai 2025, le cedi ghanéen s’est apprécié de près 47% face au dollar, devenant la devise la plus performante au monde, passant de 15 à 10,21 cedis pour un dollar. Cette évolution, bien que saluée par certains spécialistes, suscite de nombreuses interrogations sur ses causes profondes, ses répercussions sur l’économie ghanéenne et les perspectives à moyen et long terme de ce phénomène. Décryptage.

Les causes

De prime abord, il est important de noter qu’une telle évolution ne peut être attribuée à un seul facteur explicatif, mais bien à une combinaison de facteurs positifs pour l’économie du Ghana. Sur le plan économique, une hausse des exportations nationales, notamment dans les secteurs de l’or, du cacao et du pétrole (qui représentent 83,4% des recettes d’exportations du pays) a renforcé l’offre de devises étrangères sur le marché, en passant de 7,6 milliards USD en 2023 à 11,6 milliards USD en 2024. Parallèlement, les efforts de maîtrise des importations mises en place et les politiques de réduction du déficit commercial ont contribué à une amélioration de la balance des paiements. 

En outre, la politique monétaire de la Banque du Ghana a joué un rôle clé dans cette évolution. En relevant ses taux directeurs (28% en mars 2025) pour lutter contre l’inflation, la Banque centrale a attiré davantage de capitaux étrangers à la recherche de rendements élevés, générant une demande accrue pour le cedi. 

Par ailleurs, la confiance retrouvée des investisseurs internationaux peut également expliquer cette conjoncture économique. En effet, à la suite des programmes de soutien du FMI et de mesures de consolidation budgétaire, la monnaie nationale ghanéenne s’est appréciée. Nonobstant, cette confiance retrouvée des investisseurs ne s’explique pas uniquement par l’intervention d’acteurs extérieurs, puisqu’elle est aussi le fruit de choix politiques internes. Le gouvernement ghanéen, sous la présidence de Nana Akufo-Addo, a mis en œuvre des réformes budgétaires strictes, notamment une réduction des dépenses publiques non prioritaires, une meilleure mobilisation des recettes fiscales et un renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques.

Enfin, il est à noter qu’il y a seulement deux ans, la situation économique du pays était critique, vacillant entre inflation historique et chute du cours de la monnaie. Résultat : le Ghana avait dû suspendre le paiement de sa dette extérieure, pour cause de défaut de paiement. Mais, la situation a depuis évolué positivement, grâce aux efforts des acteurs publics comme privés, qui ont mis en place plusieurs initiatives pour stabiliser la situation économique de l’État ghanéen lui permettant de régler ses dettes à temps. 

Parmi les mesures clés mises en place par le Ghana, la renégociation de sa dette avec ses créanciers bilatéraux et privés a joué un rôle majeur. En effet, en acceptant de s’engager dans ce processus difficile mais nécessaire, Accra a prouvé sa volonté de faire face à ses responsabilités et de redresser ses finances. Cette démarche proactive a été perçue très favorablement par les institutions financières, FMI en tête, et les marchés monétaires et envoie un message clair : le Ghana veut tourner la page de l’instabilité et asseoir une nouvelle ère de confiance, pour les habitants comme pour les investisseurs.

L’impact de ce phénomène sur l’économie Ghanéenne

Au Ghana, la récente appréciation du cedi s’impose comme une petite révolution. En effet, après des mois d’instabilité, la devise nationale reprend des couleurs, portée par une économie en croissance. Quel impact cette évolution a-t-elle sur l’économie nationale?

D’un côté, les portefeuilles de la population respirent. Les produits importés comme les produits alimentaires, les voitures, le ciment, les ordinateurs, les smartphones … coûtent désormais moins cher en monnaie locale. Une bonne nouvelle pour les ménages, mais surtout pour les entreprises, qui voient leurs coûts de production s’alléger et donc leur production coûte moins cher. Dans un contexte inflationniste encore récent, cette bouffée d’oxygène tombe donc à pic !

Mais tout n’est pas tout rose pour autant. Cette même force du Cedi commence à inquiéter les exportateurs, car qui dit monnaie qui s’apprécie, dit aussi moins de compétitivité pour les produits ghanéens. Cacao, or, pétrole : autant de ressources clés que le pays vend principalement en dollars. Résultat ? Bientôt, les recettes, une fois converties en cedis, vont fondre et la compétitivité des entreprises à l’international baissera considérablement.

De surcroît, le Cedi reste une monnaie flottante, exposée aux aléas extérieurs : une baisse des cours du cacao ou une remontée des taux américains pourrait inverser la tendance. Pour les entreprises industrielles et technologiques, ces fluctuations représentent un risque de change réel, notamment pour celles qui exportent ou s’approvisionnent dans des pays en devise étrangère. 

Cela dit, l’écosystème local progresse rapidement : le Ghana abriterait plus de 700 startups tech (GSMA, 2023) mais aussi des zones industrielles actives comme Tema Free Zone. Mais, la plus grande force du Ghana reste son vivier de jeunes talents issus d’universités comme KNUST ou Ashesi. Ainsi, si la prudence est de mise, les fondamentaux structurels ainsi que les récents efforts mis en place tant par le secteur privé que public rendent le pays prometteur.

Focus sur les entreprises technologiques

L’appréciation notable du cedi, la devise ghanéenne, provoque des effets ambivalents au sein de la dynamique du secteur technologique du pays. D’un côté, cette force monétaire offre un souffle nouveau aux entreprises locales. En effet, la baisse des coûts d’importation de matériel technologique, qu’il s’agisse de serveurs, d’équipements réseau ou de logiciels spécialisés (souvent facturés en dollars ou en euros), redonne des marges de manœuvre aux entreprises ghanéennes. Les startups numériques d’Accra, en particulier, peuvent ainsi accéder à des ressources informatiques de pointe à moindre coût, stimulant leur capacité d’innovation et renforçant l’ensemble de l’écosystème tech. Par exemple, une entreprise développant des solutions d’intelligence artificielle, grande consommatrice de services cloud et de bases de données (majoritairement fournis par des géants américains ou européens), verra ses dépenses réduites, améliorant directement sa compétitivité sur le marché local. 

Cependant, cette même appréciation du cedi soulève des inquiétudes pour les entreprises technologiques orientées vers l’exportation. Les revenus perçus en devises étrangères (dollars ou euros) perdent de leur valeur une fois convertis en cedis. C’est le cas par exemple pour des services comme le développement web, l’externalisation de services informatiques ou le cloud computing (qui permet d’accéder à des ressources informatiques comme le stockage de données par exemple à la demande, via internet, sans avoir à gérer l’infrastructure physique et en ne payant que l’utilisation.). Cette situation pèse directement sur la rentabilité des entreprises qui y sont exposées, affectant leur capacité à réinvestir et à maintenir leur croissance. Ainsi, si l’appréciation du cedi frappe inégalement les entreprises, il nous semble que la situation demeure globalement favorable pour la Gold coast. 

Est-ce une tendance appelée à se maintenir?

Derrière la vigueur retrouvée du cedi, une question reste en suspens : cette embellie est-elle durable ou passagère ? Pour l’heure, les signaux sont encourageants. L’accord de financement de 3 milliards de dollars signé avec le FMI en 2023 a contribué à restaurer la confiance, tandis que les réserves de change se sont consolidées, atteignant 6.59 milliards de dollars fin avril 2024, selon la Banque du Ghana. L’inflation, bien qu’encore élevée, poursuit sa décrue et les flux d’investissement reprennent doucement. De quoi laisser espérer un ancrage durable de la monnaie.

Mais l’appréciation de la valeur du cedi invite tout de même à la prudence. D’abord, car sa nature de devise flottante l’expose aux fluctuations des marchés mondiaux et à l’évolution des cours des matières premières, notamment du cacao et de l’or, dont l’export constitue une entrée significative de devises pour le Ghana.  En outre, une remontée des taux d’intérêt américains pourrait exercer une pression à la baisse sur le cedi. Cela s’explique par le fait que des taux américains plus élevés rendent plus attractifs les investissements libellés en dollars, incitant le déploiement d’investissements directs étrangers vers des places alternatives à la place ghanéenne. 

Pourtant, au-delà de la conjoncture monétaire, le Ghana offre aujourd’hui un cadre politique et économique rassurant pour les investisseurs. D’abord, son régime démocratique avec plusieurs alternances démocratiques à son actif. Ensuite, l’écosystème technologique et industriel en plein essor à Accra, Kumasi ou Tema attire l’attention, notamment grâce à un vivier de jeunes talents bien formés. Cet essor est notamment alimenté par des infrastructures clés : des centrales énergétiques diversifiées (notamment hydroélectriques comme Akosombo) assurent un approvisionnement stable en électricité, tandis que des data centers émergent pour soutenir la transformation numérique du pays. Le Ghana bénéficie aussi d’un réseau d’écoles et universités de renom, à l’image de l’Université Kwame Nkrumah de Science et Technologie (KNUST), qui forment une main-d’œuvre qualifiée et compétente. Cet environnement est aussi complété par des clusters et incubateurs dynamiques comme MEST Africa, qui propulsent l’innovation et les startups au sein du pays. Enfin, la présence d’acteurs mondiaux comme le centre de recherche en intelligence artificielle de Google à Accra, employant des ingénieurs locaux, est la preuve ultime du positionnement du Ghana comme un pôle d’innovation majeur du continent Africain et peut être un jour du monde.

Pour finir, si l’appréciation du cedi soulève des enjeux sérieux, le pays semble avancer dans la bonne direction. Le potentiel semble a priori dépasser les risques. Le Ghana n’a pas encore gagné la bataille de la stabilité économique, mais il est sur les rails du progrès. 

Article co-dirigé par Rhita Ronda, étudiante en double-licence Droit-Sciences des Organisations à l’université Paris Dauphine-PSL. 

Sources:

1- https://www.sikafinance.com/marches/ghana-le-cedi-devise-la-plus-performante-grace-a-son-gain-denviron-50-face-au-dollar-en-5-mois_53318

2- https://www.ghanaweb.com/blogs/tednewsghana/Gold-Cocoa-and-Oil-Dominate-Ghana-s-2024-Exports-GSS-Report-9943

3- https://www.reuters.com/world/africa/ghana-approves-28-billion-debt-relief-deal-with-creditor-nations-2025-06-25/?utm_source=chatgpt.com

4-https://www.sikafinance.com/marches/ghana-le-cedi-devise-la-plus-performante-grace-a-son-gain-denviron-50-face-au-dollar-en-5-mois_53318

5- https://www.deloitte.com/content/dam/assets-zone1/gh/en/docs/services/tax/2023/gh-2025-deloitte-budget-highlights.pdf

6- https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=GHA

7- https://www.jeuneafrique.com/1386357/economie-entreprises/dinar-cedi-dirham-naira-franc-cfa-top-et-flop-des-monnaies-africaines/

8- 

https://fr.aroundus.com/p/7304311-akosombo-dam

9- 

 https://www.financialafrik.com/2023/05/19/le-fmi-approuve-un-pret-de-3-milliards-usd-pour-le-ghana/

10-

 https://www.bog.gov.gh/wp-content/uploads/2024/05/MPC-Press-Release-May-2024.pdf

11- 

https://developingtelecoms.com/telecom-technology/data-centres-networks/18689-digital-realty-s-new-ghana-data-centre-to-host-linx-accra-ixp.html

Sources recherches images : 

Pexels.com

    Five35 Ventures, ce fonds panafricain pionnier dans l’investissement féministe

    Five35 Ventures est un fonds de capital-risque sud-africain dont la création d’opportunités pour les femmes fondatrices est une cause clef. Le fonds investit dans de multiples secteurs technologiques qui relèvent les plus grands défis à travers le continent.

    A propos du fonds

    Five35 se base sur son propre écosystème qui se compose de 4 branches différentes. Il s’agit de la première plateforme africaine de fond en comble qui se concentre entièrement sur les entrepreneurs africains.

    Talent – WomEng

    • WomEng est une filiale à but non lucratif qui développe des programmes pour les talents, l’innovation et leur employabilité uniquement centré sur les filles et les femmes dans les STEM (acronyme de science, technology, engineering, and mathematics).

    Accélérateur – WomHub

    • Womhub est un incubateur et accélérateur panafricain spécialisé dans l’aide aux fondatrices STEM par le biais de laboratoires thématiques (croissance économique, économie circulaire)

    Capital-risque – Five35 Ventures

    • L’un des deux fonds de Five35 répond au nom de Five35 Ventures et se concentre sur l’investissement dans des fondatrices panafricaines qui opèrent dans l’industrie technologique au stade de seed.

    En plus de leur écosystème, Five35 a créé un club appelé « 35’er ». Ce club est composé de 35 femmes issus de différentes parties du monde avec un capital financier et humain. Elles fourniront un investissement de leur choix tel que du temps, de l’argent ou un accès au réseau pour soutenir la prochaine génération de fondatrices. Le club 35’er combine des femmes avec une expérience en investissement et un capital de minimum 35 000 $.

    Positionnement du fond

    Five35 est un VC axé sur les femmes fondatrices des meilleures startups et capables de se développer sur de nouveaux marchés, de générer des revenus, un impact économique et de créer des emplois. Les éléments les plus critiques pour la durabilité des entreprises féminines sont de maintenir un impact élevé et des rendements commerciaux.

    Five35 se penche sur les startups technologiques disruptives. Les secteurs couverts comprennent :

    • Transformation numérique et IdO
    • HealthTech
    • FinTech
    • InsurTech
    • AgriTech
    • Télécoms et Médias
    • SaaS BtoB
    • Smart Cities et technologie énergétique
    • Edtech
    • Technologie de la mobilité
    • Climat & GreenTech

    Five35 investit dans des startups au stade de seed et de série A. Les tickets s’élèvent à :

    • Seed : investissement jusqu’à 500 000 $
    • Série A : investissement jusqu’à 2 millions de dollars

    Les investissements se font par le biais d’un ‘simple agreement for future equity’ (SAFE). Le SAFE donne aux investisseurs le droit au futur capital d’une entreprise. Outre les investissements financiers, Five35 donne également accès à son réseau qui comprend des investisseurs institutionnels, des conseillers mondiaux, des mentors, des entreprises et des partenaires en Afrique.

    Les valeurs du fonds

    Investir dans des entreprises dirigées par des femmes peut catalyser la création d’une augmentation allant jusqu’à 5 % du PIB africain. Five35 déclare que les startups dirigées par des femmes peuvent offrir 35% de retour sur investissement en plus, par rapport à leurs homologues masculins, lorsqu’elles ont accès au capital, au réseau et aux partenariats.

     

    Le VC croit en la promotion de la diversité et est donc principalement dirigé et supervisé par des femmes et des hommes africains qui veulent attirer des capitaux en Afrique. Pour atteindre cet objectif, Five35 à créé un espace coworking intitulé ‘WomHub’. Cet espace est basé au Cap et s’assure que le fonds puisse appliquer et promouvoir leurs valeurs.

     

    L’emplacement est entièrement équipé de diverses commodités telles que l’internet haut débit, l’impression 3D, les services de numérisation, les salles de réunion, etc. L’espace co-working a été créé par des femmes, pour des femmes, afin de capter tout ce dont elles peuvent avoir besoin. Par conséquent, un salon de lactation dédié à occuper les enfants a été aménagé afin qu’elles continuent à travailler.

     

    WomHub donne également accès à des mentors, des fondateurs et des conseils afin d’augmenter le succès et l’innovation. C’est le premier espace de co-working d’Afrique du Sud dédié aux femmes.

    L'équipe du fonds

    Hema Vallabh – Associée fondatrice

    • Hema Vallabh est une ancienne élève de l’Université de Cape Town où elle a obtenu une maîtrise en ingénierie. Elle a récemment obtenu un MBA pour cadres à la SaÏd Business School. En tant que partenaire fondatrice de Five35, elle a construit un écosystème complet depuis les 15 dernières années pour soutenir les femmes dans les STEM. Elle promeut fortement la diversité et l’inclusion. En raison de ses nombreux engagements, elle a reçu plusieurs prix en Afrique du Sud.

     

    Janade Du Plessis – Co-associé-gérant

    • Janade Du Plessis est un entrepreneure expérimentée et fondatrice de différentes start-up qui a travaillé à Johannesburg, Londres, New-York, Lagos, Paris et Abidjan. Du Plessis a pour passion de débloquer des opportunités de financement dans les marchés émergents afin de créer un impact significatif sur la qualité de vie des Africains. Il est également le gestionnaire de fonds de Launch Africa Ventures.

    Grâce à leur propre écosystème, Hema et Janade ont accéléré plus de 175 entreprises, soutenu plus de 250 femmes entrepreneurs et réalisé plus de 70 investissements à travers le continent.

    Outre les associés commandités, Five35 est également composé d’un comité d’investissement et d’un conseil d’administration. Le comité d’investissement est composé de cinq femmes d’origine africaine. Elles sont basées dans la Silicon Valley, aux Émirats arabes unis, au Nigéria, en République démocratique du Congo et en Égypte.

    Exemples d'investissements

    Nigeria – Shuttlers

    • Damilola Olokesusi a fondé Shuttlers en 2016 pour lutter contre le système de transport inefficace à Lagos, au Nigeria. En novembre 2021, ils ont réussi à lever 1,6 million de dollars en financement de démarrage auquel Five35 a participé. Shuttlers cherche à construire des infrastructures pour alimenter les transports en commun au Nigeria et dans d’autres pays africains. En 2023, ils ont organisé une autre ronde de financement où ils ont levé plus de 4 millions de dollars en fonds propres.

    Afrique du Sud – LocumBase

    • LocumBase est une plateforme de réservation médicale en ligne basée en Afrique du Sud. Elle a été fondée en 2016 et regroupe des cabinets médicaux et des praticiens suppléants de divers secteurs de la médecine. En septembre 2022, ils ont réussi à obtenir un financement pre-seed d’un montant estimé à 200 000 $ auquel Five35 a participé.

    Maroc – LNKO

    • LNKO est une start-up de la santé fondée en 2020 par deux sœurs au Maroc. Maha et Malak Bennani ont aperçu l’impact des écrans sur la santé des yeux. Leur objectif est d’offrir des solutions ophtalmologiques élégantes pour vivre une vie numérique sans mettre en danger les yeux. Ils ont levé un montant estimé à 300 000 $ lors d’un seed round.

    Ghana – Complete Farmer

    • Complete Farmer est une start-up agricole ghanéenne fondée en 2017. Ils connectent les agriculteurs aux acheteurs mondiaux de produits alimentaires pour fournir un avantage concurrentiel tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Complete Farmer utilise la technologie pour surveiller, suivre et retracer l’ensemble du processus, de la configuration de la ferme à la livraison des produits. Ils offrent également des options de paiement sécurisé. En mars 2022, Five35 a participé à une ronde de capital-risque d’un montant estimé à 300 000 $.

    République Démocratique du Congo – MaxiCash

    • MaxiCash est une start-up fintech basée en République Démocratique du Congo. Ils offrent des services financiers B2B et B2C. Les services sont en autre une application mobile, une plateforme de gestion de trésorerie, une carte Visa ou la réception de paiements simples via un QR Code. Five35 a participé à leur venture round, en janvier 2022, avec une valeur estimée à 500 000 $.

    Quelques infographies à propos de Five35

    Pôle d’innovation – Espace de coworking WomHub

    • Five35 possède des espaces intelligents conçus pour accueillir les femmes fondatrices.

    Seedstars : le fonds suisse fait figure de proue dans l’amélioration des conditions de vie des pays émergents

    Dès sa création, l’entreprise suisse Seedstars s’est donné pour objectif d’améliorer les conditions de vie dans les pays émergents grâce à la technologie. Co-fondée par Pierre-Alain Masson, Michael Weber et Alisée de Tonnac en 2012, leur fer de lance est à l’origine la mise en  relation des acteurs du changement. Ils créent pour ce faire : la plus grande compétition de présentation de start-up early stage (Seedstars World Compétition) à l’occasion de leur forum de l’entrepreneuriat pour les marchés émergents (Seedstars Summit), des hubs entrepreneuriaux (Seedspace) et des programmes d’accélération et de croissance des entreprises à fort potentiel (Seedstars Programs). 

    Désormais implantée dans 15 pays émergents (bureaux : Lima, Mexico City, Abidjan, Lagos, Cairo, Dar es Salaam, Nur Sultan, Yangon etc.) et présente dans plus de 90 pays, l’entreprise a construit la plus grande communauté de changemakers dans les marchés émergents. 

    Dès 2013, Seedstars et Charlie-Graham Brown lancent la branche investissement: Seedstars Capital, spécialisée dans l’incubation, l’accélération et le  financement d’entreprises à fort potentiel de croissance et socialement engagées, dans diverses industries. C’est à cette activité que nous allons nous intéresser dans cet article.

    POSITIONNEMENT DES FONDS ET TICKETS

    Seedstars Capital a lancé trois fonds de capital-risque focalisés sur des start-up tech à forte croissance, qui représentent des moteurs du changement économique, social et environnemental sur les marchés émergents. Ces fonds ont investi dans près de 100 entreprises situées dans plus de 28 pays et opérant dans des secteurs clés comme les services financiers, la santé, l’éducation et l’agriculture

     

    • Seedstars International Ventures :

    Soutient les entrepreneurs les plus ambitieux au développement de leur entreprise, et ayant pour objectifs la création de changements significatifs et la résolution d’enjeux mondiaux. Le fonds investit historiquement dans des entreprises à forte croissance en Amérique latine, Afrique, Moyen-Orient, Europe de l’Est, Asie centrale et Asie du Sud. Sans se restreindre à un secteur précis, le fonds investit du stade pre-seed à serie A.

     

    • Seedstars Africa Ventures : 

    Est un fonds de capital investissement, qui investit dans les entreprises early-stage à fort potentiel de croissance en Afrique subsaharienne. Fort de sa présence sur le continent depuis 2012, Seedstars est en mesure d’apporter aux entreprises, répondant à des besoins essentiels en matière de produits et services, des capitaux intelligents et un accès à un soutien panafricain et international.  

    Déjà plus de $7 millions ont été investis par le fonds, réparti sur divers secteurs de la technologie (éducation, agriculture, telecom, etc;). L’investissement initial varie entre $250k et $2m, mais le fonds peut être amené à réinvestir dans les entreprises de son portefeuille lorsque cela s’avère judicieux. 

     

    • Seedstars Youth Wellbeing Ventures

    Lancé en juin dernier en collaboration avec la fondation philanthropique Botnar,  ce fonds de capital-investissement de $20 millions est spécialisé dans le financement de start-up early-stage africaines ayant pour but l’amélioration de la condition et du bien-être  des jeunes du continent. Le ticket d’investissement du fonds  sera compris entre $250k et $500k. Définissant sa philosophie d’investissement comme agnostique, le fonds se concentrera toutefois sur les technologies relatives à la santé, l’éducation et les ressources humaines, ainsi que les Fintechs et le développement durable.

    VALEURS DU FONDS

    GET SH*T DONE

    En tant qu’acteur du changement dédié à faire progresser l’entrepreneuriat, le fonds ne se contente pas d’actions vaines, mais préfère se concentrer sur les projets à impact fort et durables. 

    IN EXPERIMENTS WE TRUST

    Afin de poursuivre leur engagement dans ces marchés complexes et incertains, seedstars prône la recherche  ciblée et fondée sur des données.

    INDEPENDENTLY TOGETHER

    Ensemble dans une mission collective qui les transcende, seedstars et les entrepreneurs travaillent conjointement dans le sens de leur vision. Mais chacun laisse place à sa pensée indépendante.

    OUT OF THE COMFORT ZONE

    L’audace et la prise de risques sont les maîtres mots pour innover et faire bouger les choses.

    FOLLOW THE MONEY

    Seedstars est un fonds qui sait faire preuve de pragmatisme pour mobiliser ses ressources, afin de faire avancer ses objectifs.

    HACK THE SYSTEM

    L’entreprise croit profondément que sortir des sentiers battus permet de résoudre n’importe quel problème et c’est cette mentalité qui leur permet d’agir rapidement sur des marchés niches. 

    KEEP IT SWISS

    La qualité suisse est de mise. L’entreprise s’engage auprès de ses clients et partenaires, afin de leur assurer la meilleure expertise en respectant les délais et en appliquant des normes de qualité très élevées, allant au-delà du simple “souci du détail”. 

    NO EXCUSES

    L’entreprise agit en toute intégrité. Ils respectent leurs promesses et assument la responsabilité de leurs actions.

    ÉQUIPE DU FONDS

    Pierre-Alain Masson, co-PDG et cofondateur de Seedstars

    Entrepreneur précoce, Pierre-Alain crée  sa première entreprise à l’âge de 20 ans pendant ses études à l’Université de Saint-Gall, en Suisse, d’où il est diplômé. Rapidement intéressé par la finance d’entreprise, il fait ses armes, dans le conseil en fusion-acquisition et à la direction financière d’une compagnie d’assurances internationale.

    Co-fondateur de Seedstars, il a voyagé dans plus de 20 pays pour lancer la Seedstars World Competition et s’attache aujourd’hui à investir et soutenir les entrepreneurs dans plus de 85 pays en développement, afin d’en améliorer les conditions de vie.

    Alisée de Tonnac, co-PDG et cofondatrice de Seedstars World

    Depuis son tour du monde en 2013 pour le lancement de la première édition du concours de start-up Seedstars World, Alisée dirige et développe l’entreprise. Elle possède de solides connaissances des technologies, des médias sociaux et du comportement des consommateurs dans les marchés émergents. Elle s’implique également au conseil d’administration de la Haute école de gestion de Fribourg et est membre du Conseil suisse de l’innovation. 

    Classée dans le Forbes 30 under 30 et nommée «Innovation Fellow» par le magazine Wired UK, Alisée fait partie des 50 femmes les plus influentes d’Europe dans le domaine des start-up et du capital-risque et figure sur la liste Refinery29 des femmes les plus puissantes.

    Charlie Graham-Brown, cofondateur et directeur des investissements de Seedstars

    Ingénieur en mécanique de formation, Charlie commence sa carrière chez Airbus. Après avoir obtenu un MBA au Collège des Ingénieurs à Paris, il rejoint BlueOrchard Finance et s’initie à l’investissement d’impact en investissant dans plus de 20 pays d’Afrique, d’Asie et de la région MENA. 

    En 2014, il rejoint l’équipe fondatrice de Seedstars et devient responsable de la sélection, de l’accélération et du financement des start-up. Son expertise et ses connaissances des tendances technologiques sur les marchés émergents ont été des éléments moteurs au développement de Seedstars Capital. 

    Michael Weber, cofondateur et directeur financier de Seedstars

    Diplômé d’HEC Lausanne, en Suisse, Michael a ensuite travaillé dans le domaine des fusions et acquisitions, accumulant des connaissances utiles en matière de transactions taille moyenne. 

    Il lance en 2012, son entreprise technologique qu’il revend plus tard pour fonder Seedstars, avec pour mission d’améliorer les conditions de vie dans les pays émergents grâce à la technologie et à l’entrepreneuriat.

    EXEMPLES D’INVESTISSEMENTS

    • Côte d’Ivoire – Bizao

    Bizao est une Fintech dont le siège est à Paris et qui opère dans dix pays africains. Avec une équipe d’une soixantaine de personnes réparties entre leurs bureaux de Paris, Abidjan, Dakar, Douala et Tunis, ils aident les entreprises locales et internationales à accélérer leur croissance à travers la digitalisation des paiements. 

    Bizao a construit un hub original de paiement en Afrique, permettant aux entreprises d’accepter à la fois les cartes bancaires, le mobile money et le crédit téléphonique comme moyens de paiement. Ils sont soutenus par divers investisseurs de qualité tels que Seedstar Africa Ventures, auprès desquels, ils ont levé €8 millions en série A  .

    • Kenya – Fuzu

    Fuzu est une plateforme qui cherche  à changer la recherche d’emploi et le recrutement sans espoir en un voyage inspirant de découverte de soi. Elle combine les forces des systèmes d’éducation et d’innovation finlandais avec une compréhension de l’utilisateur final, de ses besoins et de ses aspirations dans le contexte africain.

    Déjà présent au Kenya, Nigeria et Ouganda, la plateforme offre plus de 3k formations en ligne et publie plus de 5k offres d’emploi par mois. Afin de financer sa nouvelle phase de développement, l’entreprise a levé en série A €3,4 million auprès d’investisseurs comme Seedstars Africa Ventures.

    • Kenya – Shamba pride

    La mission de Shamba Pride est de libérer l’Afrique de la faim et de la pauvreté en donnant aux agriculteurs ruraux les moyens d’accroître leurs revenus et leurs possibilités. Pour ce faire, l’entreprise résout les problèmes d’approvisionnement entre les fabricants, les détaillants et les agriculteurs par le biais d’une plateforme de commerce en ligne et hors ligne.

    Cela réduit le nombre d’intermédiaires et in fine le coût de l’agriculture  pour les agriculteurs. Shamba Pride compte plus de 60k agriculteurs enregistrés et 2k détaillants agricoles. L’entreprise a levé $1,1 millions en décembre dernier auprès de Seedstars Africa Ventures et Gray matters capital.

    Norrsken22, le fonds qui veut faire naître une nouvelle génération de géants de la tech en Afrique

    Norrsken22 est un fonds d’investissement disposant de 200 millions de dollars, basé au Cap en Afrique du Sud, et qui s’est donné pour mission de contribuer à l’avènement et surtout à la consolidation d’une nouvelle génération de géants de la tech sur le continent. Le fonds est soutenu par plus de 30 entrepreneurs à succès ayant fondé des licornes. Il fait partie (et a été lancé par) de l’écosystème suédois Norrsken Foundation, créé par Niklas Adalberth, co-fondateur de la fintech et licorne Klarna. Norrsken signifie aurore boréale en suédois et le nombre 22 a été choisi en référence au 22ième méridien, celui qui traverse l’Afrique en son centre.

    Le positionnement du fonds

    Norrsken22 investit en Afrique dans des entreprises se positionnant sur des segments disruptifs et technologiques. Le fonds s’intéresse particulièrement aux opportunités au Nigéria, au Ghana, au Kenya et en Afrique du Sud. La principale singularité de Norrsken22 vient de la taille de ses investissements et du stade à partir duquel il investit.

    En effet, Norrsken22 ne vise pas les projets “early-stage” en phase d’amorçage (Pre-seed, Seed), mais souhaite plutôt investir dans des projets ayant déjà fait leurs preuves, et ayant besoin de plus de fonds pour soutenir une forte croissance déjà enclenchée. Souvent, les entrepreneurs africains dépassant le stade de la Série A ne trouvaient plus de fonds locaux ou spécialisés sur le continent disposant d’une force de frappe nécessaire pour les accompagner au dépassement du seuil de « géants », et étaient obligés de solliciter des fonds européens ou américains,  ce qui était d’autant plus complexe que ces derniers n’étaient pas au fait des réalités locales. C’est là le problème qui constitue la substance de la raison d’être de Norrsken22 : un fonds qui entend accompagner la création de nouvelles licornes africaines en tant qu’investisseur africain, spécialisé sur le continent, mettant à disposition des leviers financiers semblables à ceux des américains ou européens.

    Critères d’investissement et tickets

    Le fonds investit donc à partir de la Série A, mais surtout au-delà, en effet, Ngetha Waithaka, l’un des associés à la tête de Norrsken22 a déclaré que l’objectif de ce dernier était d’investir environ 40% de la capacité d’investissement du fonds dans des tickets de Série A et B, et le reste dans des tours de Série C et de réinvestissement. L’objectif du fonds et de réaliser 20 investissements avec un ticket moyen de 10 millions de dollars et pouvant a priori aller jusqu’à 16 millions, notamment en réinvestissement de sociétés en portefeuille.

    L’équipe du fonds

    Le fonds a été lancé par Norrsken quelques mois après l’ouverture de la Norrsken House de Kigali au Rwanda, ce qui témoigne de la volonté de cet acteur de s’intéresser plus en détail au continent et de participer à la croissance de ses entreprises. Norrsken22 jouit donc de l’expertise de Norrsken Foundation et de ses membres, en plus de celle de l’équipe spécifique de Norrsken22. 

    Cette dernière est dirigée par trois personnes : Nathalie Kolbe, Ngetha Waithaka et Lexi Novitske. Nathalie Kolbe est diplômée entre autres d’un MBA de la Wits Business School, et était, avant de rejoindre Norrsken22, à la tête du capital investissement chez Actis. Ngetha Waithaka lui, est titulaire d’un MBA de Wharton (à UPenn) et est passé notamment par Crédit Suisse et Actis. Enfin, Lexi Novistke a un BBA de l’université d’Hawaii et a été, avant de rejoindre Norrsken22, associée gérante chez Acuity Ventures Partners à Lagos. 

    Norrsken22 dispose donc, en plus du capital, d’une équipe solide d’experts qu’elle peut mettre à profit de ses entreprises en portefeuille.

    Exemples d’investissements dans des entreprises/start-ups

    Norrsken22 a déjà investi dans plusieurs start-ups sur le continent à un stade plutôt avancé, par exemple récemment :

    • TymeBank, une FinTech Sud-Africaine qui a levé 77,8 millions de dollars en Série C en mai 2023
    • Smile Identity, une start-up Nigériane spécialisée dans l’authentification et la vérification d’identité qui a levé 20 millions de dollars en Série B en février 2023
    • Sabi Am, une market-place B2B qui a levé 58 millions de dollars en avril et en mai 2022 en Série B

    Plug and Play, ce géant du capital-risque américain à l’assaut de la Tech africaine

    Plug and Play est l’un des fonds de capital-risque les plus actifs de la Silicon Valley et possède également un segment actif pour les start-up africaines sur lequel nous nous concentrerons dans cet article. Le fonds de VC a été lancé en 2006 et a, jusqu’à ce jour, travaillé avec plus de 50 000 start-ups, réalisé plus de 1500 investissements et revendiqué plus de 30 licornes (Dropbox, PayPal, N26,…). Ils sont présents dans le monde représentés par plus de 50 bureaux dont 6 nouveaux sites en 2022.

    POSITIONNEMENT DU FONDS ET TICKET

    En 2022, Plug and Play a accéléré plus de 2400 startups dans le monde. Le fonds a également réalisé 247 investissements avec un ticket moyen de $96.527K. Leur ticket d’investissement initial se situe entre $25K et $500K. Les investissements peuvent aller jusqu’à $1 Million.

    Le fonds est secteur agnostique et est présent dans de multiples industries telles que: la santé, la santé animale, la vente au détail, l’énergie, l’alimentation et les boissons, le maritime, les médias, la mobilité, l’immobilier et toutes les autres industries liées à la technologie. En tout, ils sont présents dans plus de 20 industries.

    Les activités de Plug and Play s’articulent autour de 3 segments principaux.

    1. Innovation des entreprises

    2. Programmes d’accélération

    3. Venture Capital

    La présence de Plug and Play en Afrique augmente discrètement mais sûrement. Ils ont actuellement deux bureaux sur le continent, Le Caire en Egypte et Johannesburg en Afrique du Sud. Le VC a été, en 2022,  l’un des investisseurs les plus actifs du continent avec 18 transactions et donc en moyenne plus d’une transaction par mois. Le billet moyen étant de $100K à $150K

    VALEURS DU FONDS

    L’objectif du fonds de VC est de financer les équipes qui construisent les entreprises du futur. Le PDG de Plug and Play, Saeed Amidi, souhaite travailler avec des organisations et des start-up avant-gardistes pour faciliter un changement positif dans le monde. Ainsi, Plug and Play a décidé de ne pas se concentrer sur un segment particulier afin de soutenir toutes les start-ups éligibles, qu’elles soient petites ou grandes.

    Par conséquent, Plug and Play a créé un écosystème unique qui relie les individus, les start-ups, les organisations, les grandes entreprises et plus encore. Le réseau du VC comprend plus de 50 000 start-ups et 500 entreprises. Cet écosystème contribuera à concevoir et développer les entreprises de demain.

    L’une des principales activités de Plug and Play est liée aux entreprises innovantes. Au sein de leur écosystème, ils disposent d’une équipe dédiée au jumelage de toute start-up répondant aux exigences d’un autre membre. Les entreprises partenaires auront quant à elles, une perspective unique sur les dernières tendances ainsi qu’un accès aux meilleures pratiques et normes.

    Plug and Play a répertorié 9 raisons pour motiver les start-ups, les entreprises, les organisations et autres parties prenantes à les rejoindre.
    • Les associés de la start-ups participantes n’ont pas à constituer de garanties sur leur patrimoine propre
    • Les entreprises de tout stade sont les bienvenues
    • Un VC avec un ticket de $25K à $500K
    • Les start-up pitchent en privé devant des partenaires prestigieux du fonds
    • La présence mondiale de Plug and Play facilite l’adaptation à de nouveaux marchés
    • Le bâtiment de 180 000 mètres carrés des bureaux dans la Silicon Valley
    • Conseils de mentors de classe mondiale
    • 885 événements accueillis en 2022 dont plus de 65% étaient virtuels
    • Le réseau VC de Plug and Play compte plus de 300 membres qui ont aidé à lever plus de $7 milliards

    ÉQUIPE DU FONDS

    Plug and Play Africa dispose d’une équipe de dirigeants de grande qualité. Certains de ces leaders notables comprennent:

    Le fondateur

    Saeed Amidi est l’actuel PDG et fondateur de Plug and Play. Il est un investisseur et un dirigeant avec plus de 30 ans d’expérience. Amidi a été actif dans de nombreux secteurs tels que la technologie, l’immobilier et l’emballage. 

    Parmi toutes ses expériences d’investissement, Saeed Amidi a toujours encouragé l’importance d’établir des relations solides et dignes de confiance, tant sur le plan professionnel que personnel. Il applique cet état d’esprit lors de la recherche de startups dans lesquelles investir, mais aussi au sein de Plug and Play. 

    Outre le secteur de l’investissement, Saeed peut être trouvé en train de jouer au golf ou de passer du temps avec sa famille.

    La présidente

    Neda Amidi a précédemment occupé le poste de Global Head of Health avant d’être promue présidente du fonds. Amidi se concentre principalement sur l’autonomisation des jeunes femmes et des femmes fondatrices de la scène des start-up. 

    Plug and Play gère sa propre initiative d’autonomisation des femmes appelée « FoundHer ».

    General Partner

    Alireza Masrour est l’un des associés référents (General Partner) de la société de gestion de Plug & Play Ventures et a dirigé plus de 100 investissements sur 20 000 opportunités d’investissement dans des start-up depuis 2008. Certains investissements dirigés par Masrour ont été désinvestis (exit) cf Apple, Intel ou SolarWinds.

    Il dispose d’une formation en génie chimique et en gestion et a fondé NekaTel, un réseau de distribution de temps d’antenne sur Internet. 

    En moins de 2 ans, il a réussi à développer NekaTel de 0 à 45 millions USD de chiffre d’affaires.

    Le Chief Revenue Officer (et associé)

    Le directeur des revenus de Plug and Play est Michael Olmstead et est responsable de l’expansion du marché du fonds. Il dirige des ventes d’environ $100M et gère une liste de clients avec plus de 50 d’entreprises avec une valeur de plus d’$1 milliard..

    Olmstead a été le fondateur original du premier accélérateur Plug and Play spécifique à l’industrie pour la marque et la vente au détail. 

    Grâce à ce programme, plus de 50 investissements axés sur le commerce ont eu lieu, dont une sortie de $4 milliards vers PayPal, une acquisition de $1 milliard par Facebook et Rappi évalué à $8 milliards.

    EXEMPLES D'INVESTISSEMENTS

    Les activités récentes de Plug and Play en Afrique incluent :
    • Maroc – Chari
      Chari est une startup e-commerce B2B du secteur FMCG. L’entreprise permet une proximité traditionnelle entre commerçants au Maroc pour commander des produits et se faire livrer. Chari compte déjà 20 000 entreprises et veut s’étendre à la Tunisie et à la Côte d’Ivoire. La start-up a levé $1 million en février 2023 avec un réinvestissement de Plug and Play.
    • Cameroun – Waspito
      Waspito est une startup de e-santé qui met en relation les patients avec des médecins via des consultations vidéo. D’autres services comprennent la collecte d’échantillons d’un patient et les résultats reçus numériquement. En 2022, Plug and Play a participé à la levée de fonds de 2,7 millions USD. Waspito veut se développer en Côte d’Ivoire avant de se développer dans dix autres pays dans les quatre prochaines années.
    • Egypte – Zeew
      Fondée en 2017, Zeew permet aux entreprises de lancer leurs activités de livraison à la demande en suivant et en contrôlant leurs opérations à l’aide de sa solution Saas hyperlocale. La startup égyptienne a levé 630 000 USD en seed round avec Plug and Play en 2022.
    • Nigéria – Spleet
      Spleet est une start-up prop-tech au Nigeria qui se concentre sur les produits et services de location résidentielle. L’objectif est de permettre aux propriétaires de vérifier et de contrôler les locataires et d’automatiser la perception des loyers. Le Nigéria est toujours un pays qui souffre des avances de paiement initial d’un à deux ans pour louer une propriété. Plug and Play a participé au seed round de 2,6 millions USD en octobre 2022.
    • Kenya – Imalipay
      Imalipay est une entreprise fintech qui a été fondée fin 2020. Les services de la start-up s’articulent autour d’un produit carburant acheter maintenant, payer plus tard (BNPL) pour les véhicules à deux roues. Les autres services comprennent l’assurance (santé et perte de revenu) et l’épargne. La société a clôturé un round de $3 millions en dette et en capital auquel Plug and Play a participé.

    Article rédigé avec Adriana Galley

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    Future Africa, d’un fonds Nigerian à un fonds panafricain d’ampleur

    Future Africa a été lancé en 2020 par l’entrepreneur nigérian Iyinoluwa Aboyeji. Le fonds s’est d’abord concentré sur l’investissement dans des start-ups nigérianes mais a rapidement évolué vers un fonds panafricain. Depuis ses débuts, le fonds a déployé plus de 9,5 millions USD dans 131 investissements parmi 85 entreprises différentes.

    POSITIONNEMENT DU FONDS ET TICKET

    Le fonds est agnostique en terme de secteur, mais sa principale exigence d’investissement pour les start-ups est qu’elles s’attaquent aux plus grands défis actuels et futurs de l’Afrique. Cela a conduit Future Africa à investir 47% de son portefeuille dans des entreprises fintech en 2022. 

    Les entreprises fintech aident principalement à développer des produits de prêt adaptés et travaillent en étroite collaboration avec leurs institutions bancaires locales. 53% des investissements restants ont été notamment menés par des start-ups de l’éducation et de la santé.

    Comme indiqué précédemment, Future Africa a commencé comme un fonds d’investissement nigérian mais a rapidement changé sa vision pour l’ensemble du continent. Depuis 2022, le fonds a réussi à investir dans 10 pays, l’Afrique de l’Ouest dominant chaque année.

    LES VALEURS DU FONDS

    Future Africa dispose d’une communauté de plus de 300 membres.

    La philosophie d’investissement de Future Africa repose sur 5 piliers.

    1. Commencez par la graine plantée

    Le fonds travaille avec les fondateurs dès la naissance d’une idée. Ils accompagnent la start-up pour la préparer à se transformer en une entreprise à un impact..

    2. Nourri par la communauté

    Future Africa a créé sa propre communauté qui comprend des fondateurs locaux, des entreprises, des investisseurs et des conseillers qui s’efforcent de « give back » de la meilleure façon.

    3. Ouvert à tous

    Le fonds ne croit pas à l’investissement dans un fondateur « à profil type ». Future Africa pense que les entrepreneurs audacieux et visionnaires sont capables de relever les plus grands défis de l’Afrique.

    4. Enraciné dans la confiance

    Les meilleures relations se bâtissent sur la confiance selon le fonds. Future Africa investit dans des entreprises qui ont été conseillées par leur propre réseau. 

    5. Porter des fruits avec des graines fraîches

    Future Africa croit en la prospérité régénératrice. Les anciens fondateurs des startups dans lesquelles le fonds a investi font partie de la communauté et s’engagent à redonner à la communauté à base de conseils et investissements notamment.

    ÉQUIPE DU FONDS

    Future Africa a été fondé par l’entrepreneur nigérian Iyinoluwa Aboyeji. Il est également le fondateur de deux des premières startups, devenues licornes, en Afrique : Flutterwave, qui se concentre sur la technologie des paiements et Andela qui est actuellement l’une des plus grandes organisations d’ingénierie du continent. 

    Aboyeji a également été nommé parmi les Africains les plus influents et figurait sur la liste des 30 under 30 établie par Forbes dans la catégorie technologie. Son objectif ultime, qui est sa passion, est de construire un avenir où la prospérité et la raison d’être sont accessibles à tous les Africains.

    Mia von Koschitzky-Kimani est la managing partner de Future Africa. Originaire d’Allemagne, elle a fréquenté la Harvard Business School avant de commencer sa carrière en 2009 sur le continent africain. Elle a aidé le prestigieux Boston Consulting Group à développer ses bureaux de Johannesburg et de Nairobi. 

    Elle a cofondé DukaConnect, une start-up dans le commerce de détail et l’IA qui a été cédée au géant Mastercard. Koschitzky-Kimany se passionne pour l’accompagnement de startups africaines vers leur plein potentiel en s’appuyant sur une stratégie précise empreinte d’empathie.

    Le fondateur et la managing partners sont aidés par une poignée de consultants présents dans le monde entier, à savoir en Afrique du Sud, au Kenya, au Nigeria, en Ouganda et aux États-Unis.

    EXEMPLES D'INVESTISSEMENTS

    Le track record de Future Africa indique qu’ils ont créé plus de 4 000 emplois directs en investissant dans les sociétés de leur portefeuille. 90% de leurs investissements incluent au moins un fondateur africain et 40% incluent au moins une femme fondatrice.

    Future Africa a investi dans plus de 80 entreprises et a revendu sa participation (exit) avec succès à 4 reprises.

    Exemples d’investissements à succès du fonds :

    • Jumba a été fondée en 2022 au Kenya. Son objectif est de simplifier l’achat et la fourniture de matériaux de construction via le web. Cela simplifie également la gestion des investissements et des stocks des entreprises de construction.

    • Flutterwave est l’une des premières entreprises africaines avec une valeur de plus d’un milliard de dollars. La technologie offre une expérience de paiement plus transparente et sécurisée. Le fondateur de Future Africa était également le fondateur de Flutterwave.

    • Releaf est une entreprise qui utilise la technologie pour faire évoluer le secteur agricole africain en rendant la chaîne d’approvisionnement plus efficace. La start-up a déjà numérisé plus de 2000 petites exploitations agricoles.

    • Moove est présent dans 13 villes sur 3 continents. La fintech permet aux conducteurs de s’offrir la propriété d’un véhicule. Les conducteurs paient des frais hebdomadaires conformément à leur contrat et seront finalement propriétaires du véhicule à la fin du terme.

    • HouseAfrica est une société d’investissement immobilier qui cherche à rendre les investissements dans des propriétés plus faciles, plus sûres et plus accessibles à tous les budgets en utilisant la technologie blockchain.

    Article rédigé avec Adriana Galley

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    Kara Ventures, un fonds panafricain pas comme les autres

    Kara Ventures est un fonds de venture capital créé il y a un an qui a la particularité d’investir dans des start-ups early stage sur le continent africain. Ses fondateurs, Réna Kakon et Jérémy Goillot entreprennent actuellement un voyage à travers le continent afin d’y découvrir des écosystèmes novateurs et dynamiques ainsi que des pépites, tant parmi les entreprises que leurs fondateurs & fondatrices.

    Positionnement du fonds et tickets

    Kara Ventures est plutôt secteur & industrie agnostic, mais se positionne sur le segment de l’investissement tech en phase d’amorçage et de pré-amorçage avec des tickets compris entre 25 000 et 100 000 dollars. Ils participent ainsi à la dynamisation de ce secteur d’investissement, délaissé par beaucoup sur le continent jusque très récemment mais qui semble avoir de beaux jours devant lui (voir nos articles sur Launch Africa ventures et Helios Investment Partners). En plus de ces investissements, l’équipe du fonds souhaite accompagner les start-ups qui ont levé des fonds vers un prochain tour de levée en mettant notamment en place une stratégie « go to market » efficace et en les conseillant sur la stratégie de financement et le juridique des start-ups, grâce à l’expertise de Réna Kakon, avocate start-ups et ex- head of legal de (Fenix) Engie Energie Access.

    Le fonds a été créé par Réna Kakon et Jérémy Goillot, deux français. Réna Kakon est avocate de formation, en France et en Californie (États-Unis). De plus, elle a suivi une formation Le Wagon de développeur web. Avant Kara Ventures, Réna Kakon a principalement travaillé au croisement de la tech, l’investissement, l’énergie et du juridique. Jérémy Goillot, lui, a obtenu un BBA de OMNES éducation, et a, tout comme Réna Kakon, suivi une formation Le Wagon de développement informatique. Il a ensuite investi dans de nombreuses start-ups en tant qu’investisseur providentiel. Il fait partie de la « mafia » Spendesk. En effet, il avait rejoint Spendesk, alors start-up spécialisée dans les solutions de gestion des dépenses professionnelles, au début de l’aventure (4ème employé) et y a collaboré durant 6 années de croissance.

    Le LEX des fondateurs

    Les deux fondateurs entreprennent actuellement un LEX (learning expedition, ou expédition d’apprentissage) sur le continent pour découvrir les différents écosystèmes de start-ups qui s’y développent. Ils partagent leur ressenti et des informations utiles sur leur site mais aussi sur une chaîne YouTube. L’objectif de ce voyage est à la fois de découvrir en détail ces marchés, mais aussi de dénicher des pépites peinant à trouver du financement en early stage pour les accompagner.

    En outre, le fonds a lancé en mai 2023 l’AfricaTech Enthusiasts Night à Paris pour réunir les personnes passionnées par la Tech sur le continent. Un événement qui a rassemblé plus de 100 personnes dont Tamim El Zein de Seedstars Africa, Ghita Zniber de Kalys Ventures où encore Ange AHYI de Bpifrance & Euroquity, et auquel Dama Advisory était invité par l’intermédiaire de son associé-fondateur Eugène Saint-Grégoire.

    Exemples d’investissements dans des start-ups

    Kara Ventures projette d’investir dans plus de 20 entreprises à travers le continent. Le fonds a déjà investi dans plusieurs start-ups, notamment :

    Pindo, une start-up DevTool rwandaise

    Swypex, une Fintech égyptienne

    Les fondateurs de Kara Ventures sont d’ailleurs actuellement en Egypte pour rencontrer les acteurs locaux. Si vous y êtes, n’hésitez pas à leur écrire !

    Article rédigé avec Jean Courtial

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    Helios Investment Partners, le fonds panafricain qui ambitionne de transformer l’Afrique

    Helios Investment Partners est un fonds d’investissement privé panafricain basé à Londres, au Royaume-Uni, créé en 2004 par Tope Lawani et Babatunde Soyoye. Il dispose aujourd’hui de plus de 3,6 milliards d’actifs sous gestion, en ayant investi dans des entreprises de plus de 30 pays exclusivement en Afrique. Il y a un an, Helios a lancé son fonds de capital-risque, spécialisé dans les start-ups en démarrage : Helios digital Ventures, sous le management de Wale Ayeni.

    Positionnement du fonds

    Même si Helios définit sa philosophie d’investissement comme agnostique, on observe plusieurs critères qui favorisent un investissement de leur part :

    • un faible risque lié au taux de change (autrement dit, le fonds préfère investir en zone CFA)
    • ses secteurs favoris semblent être les télécoms, médias et technologies, les services financiers, les infrastructures et l’énergie, et l’immobilier.
    • le fonds cherche de façon générale des entreprises à forte croissance dont la rentabilité permettra de minimiser les risques.

    Equipe du fonds

    Le fonds a été créé par Tope Lawani et Babatunde Soyoye, deux nigérians qui ont tous deux plus de 25 ans d’expérience dans l’investissement et qui sont passés par TPG capital avant la création d’Hélios. Tope Lawani est diplômé d’une licence de droit et d’un MBA de la prestigieuse université Harvard, et Babatunde Soyoye est titulaire d’une licence d’ingénierie ainsi que d’un MBA de l’université de Londres (regroupant King’s et Imperial). Depuis l’année dernière, la stratégie de capital risque du groupe est dirigée par Wale Ayeni, un ancien de l’IFC (branche d’investissements dans le secteur privé de la banque mondiale).

    Critères d'investissement et tickets

    Le fonds investit majoritairement des tickets conséquents (estimés entre 30 et 200 millions de dollars) dans un nombre réduit d’entreprises, toutefois, il communique sur sa présence à tous les stades de développement d’une entreprise, notamment en en créant ex-nihilo comme cela a été le cas avec Helios Towers (télécoms) en 2004.

    Toutefois, la nomination de Wale Ayeni comme directeur de la stratégie de capital risque du fonds et la création de Helios digital ventures semblent annoncer un élargissement et une diversification vers des investissements plus nombreux dans des start-ups en démarrage.

    Exemples d’investissements dans des entreprises/start-ups

    Helios Investment Partners a investi dans plusieurs entreprises à travers l’Afrique, dont certaines sont devenus des leaders de leur marché. Parmi les investissements notables du fonds figurent :

    • Interswitch : une entreprise nigériane de technologie financière qui fournit des services de paiement électronique.
    • Fawry : une entreprise égyptienne de paiement électronique qui fournit des solutions de paiement mobile.
    • Wananchi Group : une entreprise kényane de télécommunications qui fournit des services de haut débit et de télévision payante.
    • Vivo Energy : une entreprise panafricaine de distribution de carburant, présente dans plus de 20 pays.
    • Helios Towers : Une entreprise spécialisée dans les antennes téléphoniques, créée ex-nihilo par le fonds.
    • Mall for Africa : une start-up nigérianne de e-commerce dans laquelle Helios a investi des fonds en capital de croissance, soit un stade déjà avancé de la vie de la start-up.

    La carte ici présente permet de se faire une idée plus exhaustive des investissements réalisés, triés géographiquement.

    Launch Africa Ventures, ce fonds leader dans le financement des startups africaines

    Launch Africa Ventures est un fonds de capital-risque créé en juillet 2020 par Zachariah George et Janade du Plessis. Le siège social du fonds se trouve à l’Île Maurice, et ce dernier possède plus de 36 millions de dollars d’actifs sous gestion. Le fonds a déjà investi dans plus de 100 start-ups en B2B ou B2B2C réparties dans 22 pays. Son objectif est de combler le déficit important d’investissements en seed et pre-seed sur le continent et il a été désigné investisseur le plus actif du continent (en termes de nombre de deals) pour la deuxième année consécutive en 2022 par plusieurs medias.

    Le positionnement du fonds

    Launch Africa investit dans des start-ups africaines en B2B ou B2B2C en seed ou pre-Serie A.

    Ses investissements se concentrent principalement sur des Fintechs (38%), des market-places et e-commerces (16%), des Healthtechs (13%), des start-ups spécialisées dans la logistique et le transport (12%), dans l’analyse de donnée et l’intelligence artificielle (11%), et des Edtechs (7%). 

    Même si les deux tiers de ces investissements sont réalisés sur des marchés ou des structures institutionnelles d’investissements existent déjà et où le marché du VC est développé (Nigéria, Afrique du Sud, Kenya etc.), le fonds ne se cache pas d’investir une part non négligeable de son capital dans des « marchés pionniers » où de telles structures ne sont que peu présentes. C’est le cas par exemple de la République Démocratique du Congo. Launch Africa espère ainsi adopter une approche d’avant-garde et se positionner en leader dans le développement de ses marchés en les accompagnant dans des trajectoires similaires à celles qu’ont suivies les marchés aujourd’hui « développés ».

    De plus, la diversité et l’inclusion sont très importantes aux yeux de l’équipe dirigeante. A ce titre, 91% des entrepreneurs de son portfolio sont africains et 20% sont des femmes.

    L’équipe du fonds

    Le fonds a été créé par Zachariah George et Janade du Plessis. Le premier a suivi une formation d’ingénieur et est passé par l’institut technologique de Madras (Inde) ainsi que par Stanford (pour un master en finance). Passé entre autres par Lehman Brothers, Barclays et U-Start, il a fondé Cactus Advisors, une société de conseil aux entreprises ainsi que Startupbootcamp, un accélérateur de start-ups technologiques africaines.

    À côté de cela, Zachariah George joue de la guitare, du piano et chante. Janade du Plessis lui, est titulaire d’un master de commerce à la University of the Western Cape, d’un MBA à l’université du Cap, et d’un doctorat à la Wits Business School. Il a récemment suivi le programme de formation AMP 200 à la Harvard Business School. Notamment passé par Goldman Sachs et la Banque Africaine de Développement, il a aussi fondé le fonds à impact Abrazo. Les deux fondateurs sont par ailleurs des investisseurs providentiels dans de nombreuses start-ups africaines.

    VC Investment in Africa

    Critères d’investissement et tickets

    Le fonds investit jusqu’à 300 000 dollars par deal, pour un ticket moyen de 200 000 dollars, majoritairement à travers des investissements en S.A.F.E (Simple Agreement for Future Equity, ou BSA Air) qui permettent de convenir de la possibilité du rachat d’une partie du capital social dans le futur pour une valorisation fixée, ou déterminable. Le fonds investit en seed et attend de ses entreprises en portefeuille qu’elles soient prêtes pour un tour en série A dans les 18 mois suivant l’investissement. Le fonds s’associe souvent à d’autres fonds régionaux pour un même tour : la levée de fonds en Afrique est assurément une aventure collective.

     

    Exemples d’investissements dans des start-ups

    Launch Africa a déjà investi dans plus de 100 start-ups à travers le continent, voici quelques exemples :

    Gozem : retrouvez ici notre article sur cette start-up togolaise

    Bitmama : fintech nigériane facilitant l’accès et l’échange de crypto monnaies

    Jem : une start-up sud-africaine fournissant un SaaS spécialisé dans la gestion des ressources humaines

    Maxicash : fintech congolaise (basée à Kinshasa, ainsi qu’à Johannesburg) spécialisée dans les payements électroniques et les remises

    Article rédigé avec Jean Courtial

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    African Puzzle WORKS, la start up qui développe le nouvel assistant mobile adapté aux artisans africains

    Entreprendre sur le continent africain est difficile. Pourtant, on compte chaque année de plus en plus de talents dont l’entreprise émerge par son innovation et le souhait de résoudre des problèmes clés.

    C’est le cas de African Puzzle WORKS et de son équipe fondatrice qui a fait sienne la problématique des artisans et couturiers du continent. 

    La start up a développé une application : un assistant personnel qui facilite l’organisation des entrepreneurs de l’informel des secteurs de l’artisanat. 

    L’objectif exprimé par l’une des cofondatrices est de :

    « fournir des solutions digitales appropriées aux entrepreneurs et micro entrepreneurs exclus du digital. Notre première solution est une application mobile d’organisation (version test sur Android) basée sur des fonctionnalités photos et vocales /audios qui ne nécessite pas d’avoir trop à lire ou à écrire (n’oublions pas que près de 40% de la population africaine souffre d’illectronisme et que le secteur informel porte l’économie), elle permet de gérer son business, des projets, créer un catalogue digital, centraliser des infos clients, suivre ses revenus, de manière super simple« .

    Une activité en faveur des indépendants du quotidien

    Fort du constat de « l’illectronisme » de nombreux indépendants sur le continent, African Puzzle cible particulièrement les entrepreneurs exclus du digital comme les artisans en Afrique, entrepreneurs de l’informel, couturiers, esthéticiennes, peintres, menuisiers peu lettrés etc, les indépendants, free lance tels que les infirmiers, pâtissiers, nurse, coach, etc. pour qui les solutions digitales existantes sont peu pratiques dans leur quotidien professionnel.

    La start-up active au Togo, en Cote d’Ivoire et au Sénégal a participé au concours Blue Ocean Awards qui récompense les projets entrepreneuriaux à impact. 

    Le concours de pitch a eu lieu à Dakar, au Sénégal et a ainsi récompensé African Puzzle avec le prix « Baby » de la meilleure start up de moins de 2 ans. De quoi encourager l’équipe fondatrice (composée de Mme Bams, Mme Clément et M. Mbiandjeu) qui est actuellement en cours de levée de fonds pre-seed. 

    Un produit mobile simplifié, visuel et auditif

    African Puzzle WORKS ou AP WORKS réduit par sa simplicité le temps de prise en main pour les entrepreneurs.
    « Avec son smartphone, tout le monde sait enregistrer une note vocale, tout le monde sait prendre une photo.

    Moussa le couturier, gagne du temps parce qu’aujourd’hui au moment de produire, il retrouve en un clic à toutes les infos de la commande, dans sa langue avec les notes vocales et même hors ligne !
    Avant tous les détails du projet, de la commande, les changements du client étaient dans la tête de Moussa. Un oubli, une confusion dans le cahier des charges et c’était de la frustration client assurée et bien sûr le temps perdu à devoir tout refaire.

    Tout est au même endroit. Une app 5 en 1 !
    Moussa retrouve dans son téléphone ses infos clients, ses commandes, ses rdvs, son catalogue et peu même facilement suivre sa trésorerie et voir mois par mois le total de ses recettes et de ses dépenses.
    Moussa le Chef d’atelier fait le rdv et le programme du Client et en un clic partage le programme aux couturiers de son atelier. Il est aussi enfin efficace dans la collaboration avec ses équipes« .

    Une traction déjà au rendez-vous

    L’entreprise a développé une version test de African Puzzle WORKS (Android) au Togo, Sénégal, Côte d’Ivoire. Cette version test a déjà fait l’objet d’une adoption par 4000 utilisateurs et utilisatrices.
    Les indicateurs sont encourageants : 90% de taux de rétention, 34 minutes d’engagement par semaine, 4 minutes en moyenne par utilisation.

    Des perspectives de croissance via la levée de fonds

    L’entreprise recherche actuellement des business angels et des fonds de VC pour l’accompagner dans sa croissance et soutenir la délivrance de valeur. 

    Si vous êtes expert du secteur du digital, SaaS B to B ou encore des marchés de l’artisanat ouest-africain, et souhaitez investir au capital d’une belle start up, n’hésitez plus et entrez en contact avec l’équipe fondatrice !

    Sources : 

    Si vous souhaitez investir au capital d’entreprises du continent, référencez-vous sur Zema Ventures francophone et/ou anglophone ! 

    Egalement, si vous êtes un entrepreneur du continent ou qui opère sur le continent et envisagez une levée de fonds, référencez-vous sur Zema Ventures entrepreneurs francophone et/ou anglophone !