L’appréciation du cedi : le reflet d’un écosystème économique ghanéen en pleine expansion

7–10 minutes

Entre janvier et mai 2025, le cedi ghanéen s’est apprécié de près 47% face au dollar, devenant la devise la plus performante au monde, passant de 15 à 10,21 cedis pour un dollar. Cette évolution, bien que saluée par certains spécialistes, suscite de nombreuses interrogations sur ses causes profondes, ses répercussions sur l’économie ghanéenne et les perspectives à moyen et long terme de ce phénomène. Décryptage.

Les causes

De prime abord, il est important de noter qu’une telle évolution ne peut être attribuée à un seul facteur explicatif, mais bien à une combinaison de facteurs positifs pour l’économie du Ghana. Sur le plan économique, une hausse des exportations nationales, notamment dans les secteurs de l’or, du cacao et du pétrole (qui représentent 83,4% des recettes d’exportations du pays) a renforcé l’offre de devises étrangères sur le marché, en passant de 7,6 milliards USD en 2023 à 11,6 milliards USD en 2024. Parallèlement, les efforts de maîtrise des importations mises en place et les politiques de réduction du déficit commercial ont contribué à une amélioration de la balance des paiements. 

En outre, la politique monétaire de la Banque du Ghana a joué un rôle clé dans cette évolution. En relevant ses taux directeurs (28% en mars 2025) pour lutter contre l’inflation, la Banque centrale a attiré davantage de capitaux étrangers à la recherche de rendements élevés, générant une demande accrue pour le cedi. 

Par ailleurs, la confiance retrouvée des investisseurs internationaux peut également expliquer cette conjoncture économique. En effet, à la suite des programmes de soutien du FMI et de mesures de consolidation budgétaire, la monnaie nationale ghanéenne s’est appréciée. Nonobstant, cette confiance retrouvée des investisseurs ne s’explique pas uniquement par l’intervention d’acteurs extérieurs, puisqu’elle est aussi le fruit de choix politiques internes. Le gouvernement ghanéen, sous la présidence de Nana Akufo-Addo, a mis en œuvre des réformes budgétaires strictes, notamment une réduction des dépenses publiques non prioritaires, une meilleure mobilisation des recettes fiscales et un renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques.

Enfin, il est à noter qu’il y a seulement deux ans, la situation économique du pays était critique, vacillant entre inflation historique et chute du cours de la monnaie. Résultat : le Ghana avait dû suspendre le paiement de sa dette extérieure, pour cause de défaut de paiement. Mais, la situation a depuis évolué positivement, grâce aux efforts des acteurs publics comme privés, qui ont mis en place plusieurs initiatives pour stabiliser la situation économique de l’État ghanéen lui permettant de régler ses dettes à temps. 

Parmi les mesures clés mises en place par le Ghana, la renégociation de sa dette avec ses créanciers bilatéraux et privés a joué un rôle majeur. En effet, en acceptant de s’engager dans ce processus difficile mais nécessaire, Accra a prouvé sa volonté de faire face à ses responsabilités et de redresser ses finances. Cette démarche proactive a été perçue très favorablement par les institutions financières, FMI en tête, et les marchés monétaires et envoie un message clair : le Ghana veut tourner la page de l’instabilité et asseoir une nouvelle ère de confiance, pour les habitants comme pour les investisseurs.

L’impact de ce phénomène sur l’économie Ghanéenne

Au Ghana, la récente appréciation du cedi s’impose comme une petite révolution. En effet, après des mois d’instabilité, la devise nationale reprend des couleurs, portée par une économie en croissance. Quel impact cette évolution a-t-elle sur l’économie nationale?

D’un côté, les portefeuilles de la population respirent. Les produits importés comme les produits alimentaires, les voitures, le ciment, les ordinateurs, les smartphones … coûtent désormais moins cher en monnaie locale. Une bonne nouvelle pour les ménages, mais surtout pour les entreprises, qui voient leurs coûts de production s’alléger et donc leur production coûte moins cher. Dans un contexte inflationniste encore récent, cette bouffée d’oxygène tombe donc à pic !

Mais tout n’est pas tout rose pour autant. Cette même force du Cedi commence à inquiéter les exportateurs, car qui dit monnaie qui s’apprécie, dit aussi moins de compétitivité pour les produits ghanéens. Cacao, or, pétrole : autant de ressources clés que le pays vend principalement en dollars. Résultat ? Bientôt, les recettes, une fois converties en cedis, vont fondre et la compétitivité des entreprises à l’international baissera considérablement.

De surcroît, le Cedi reste une monnaie flottante, exposée aux aléas extérieurs : une baisse des cours du cacao ou une remontée des taux américains pourrait inverser la tendance. Pour les entreprises industrielles et technologiques, ces fluctuations représentent un risque de change réel, notamment pour celles qui exportent ou s’approvisionnent dans des pays en devise étrangère. 

Cela dit, l’écosystème local progresse rapidement : le Ghana abriterait plus de 700 startups tech (GSMA, 2023) mais aussi des zones industrielles actives comme Tema Free Zone. Mais, la plus grande force du Ghana reste son vivier de jeunes talents issus d’universités comme KNUST ou Ashesi. Ainsi, si la prudence est de mise, les fondamentaux structurels ainsi que les récents efforts mis en place tant par le secteur privé que public rendent le pays prometteur.

Focus sur les entreprises technologiques

L’appréciation notable du cedi, la devise ghanéenne, provoque des effets ambivalents au sein de la dynamique du secteur technologique du pays. D’un côté, cette force monétaire offre un souffle nouveau aux entreprises locales. En effet, la baisse des coûts d’importation de matériel technologique, qu’il s’agisse de serveurs, d’équipements réseau ou de logiciels spécialisés (souvent facturés en dollars ou en euros), redonne des marges de manœuvre aux entreprises ghanéennes. Les startups numériques d’Accra, en particulier, peuvent ainsi accéder à des ressources informatiques de pointe à moindre coût, stimulant leur capacité d’innovation et renforçant l’ensemble de l’écosystème tech. Par exemple, une entreprise développant des solutions d’intelligence artificielle, grande consommatrice de services cloud et de bases de données (majoritairement fournis par des géants américains ou européens), verra ses dépenses réduites, améliorant directement sa compétitivité sur le marché local. 

Cependant, cette même appréciation du cedi soulève des inquiétudes pour les entreprises technologiques orientées vers l’exportation. Les revenus perçus en devises étrangères (dollars ou euros) perdent de leur valeur une fois convertis en cedis. C’est le cas par exemple pour des services comme le développement web, l’externalisation de services informatiques ou le cloud computing (qui permet d’accéder à des ressources informatiques comme le stockage de données par exemple à la demande, via internet, sans avoir à gérer l’infrastructure physique et en ne payant que l’utilisation.). Cette situation pèse directement sur la rentabilité des entreprises qui y sont exposées, affectant leur capacité à réinvestir et à maintenir leur croissance. Ainsi, si l’appréciation du cedi frappe inégalement les entreprises, il nous semble que la situation demeure globalement favorable pour la Gold coast. 

Est-ce une tendance appelée à se maintenir?

Derrière la vigueur retrouvée du cedi, une question reste en suspens : cette embellie est-elle durable ou passagère ? Pour l’heure, les signaux sont encourageants. L’accord de financement de 3 milliards de dollars signé avec le FMI en 2023 a contribué à restaurer la confiance, tandis que les réserves de change se sont consolidées, atteignant 6.59 milliards de dollars fin avril 2024, selon la Banque du Ghana. L’inflation, bien qu’encore élevée, poursuit sa décrue et les flux d’investissement reprennent doucement. De quoi laisser espérer un ancrage durable de la monnaie.

Mais l’appréciation de la valeur du cedi invite tout de même à la prudence. D’abord, car sa nature de devise flottante l’expose aux fluctuations des marchés mondiaux et à l’évolution des cours des matières premières, notamment du cacao et de l’or, dont l’export constitue une entrée significative de devises pour le Ghana.  En outre, une remontée des taux d’intérêt américains pourrait exercer une pression à la baisse sur le cedi. Cela s’explique par le fait que des taux américains plus élevés rendent plus attractifs les investissements libellés en dollars, incitant le déploiement d’investissements directs étrangers vers des places alternatives à la place ghanéenne. 

Pourtant, au-delà de la conjoncture monétaire, le Ghana offre aujourd’hui un cadre politique et économique rassurant pour les investisseurs. D’abord, son régime démocratique avec plusieurs alternances démocratiques à son actif. Ensuite, l’écosystème technologique et industriel en plein essor à Accra, Kumasi ou Tema attire l’attention, notamment grâce à un vivier de jeunes talents bien formés. Cet essor est notamment alimenté par des infrastructures clés : des centrales énergétiques diversifiées (notamment hydroélectriques comme Akosombo) assurent un approvisionnement stable en électricité, tandis que des data centers émergent pour soutenir la transformation numérique du pays. Le Ghana bénéficie aussi d’un réseau d’écoles et universités de renom, à l’image de l’Université Kwame Nkrumah de Science et Technologie (KNUST), qui forment une main-d’œuvre qualifiée et compétente. Cet environnement est aussi complété par des clusters et incubateurs dynamiques comme MEST Africa, qui propulsent l’innovation et les startups au sein du pays. Enfin, la présence d’acteurs mondiaux comme le centre de recherche en intelligence artificielle de Google à Accra, employant des ingénieurs locaux, est la preuve ultime du positionnement du Ghana comme un pôle d’innovation majeur du continent Africain et peut être un jour du monde.

Pour finir, si l’appréciation du cedi soulève des enjeux sérieux, le pays semble avancer dans la bonne direction. Le potentiel semble a priori dépasser les risques. Le Ghana n’a pas encore gagné la bataille de la stabilité économique, mais il est sur les rails du progrès. 

Article co-dirigé par Rhita Ronda, étudiante en double-licence Droit-Sciences des Organisations à l’université Paris Dauphine-PSL. 

Sources:

1- https://www.sikafinance.com/marches/ghana-le-cedi-devise-la-plus-performante-grace-a-son-gain-denviron-50-face-au-dollar-en-5-mois_53318

2- https://www.ghanaweb.com/blogs/tednewsghana/Gold-Cocoa-and-Oil-Dominate-Ghana-s-2024-Exports-GSS-Report-9943

3- https://www.reuters.com/world/africa/ghana-approves-28-billion-debt-relief-deal-with-creditor-nations-2025-06-25/?utm_source=chatgpt.com

4-https://www.sikafinance.com/marches/ghana-le-cedi-devise-la-plus-performante-grace-a-son-gain-denviron-50-face-au-dollar-en-5-mois_53318

5- https://www.deloitte.com/content/dam/assets-zone1/gh/en/docs/services/tax/2023/gh-2025-deloitte-budget-highlights.pdf

6- https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=GHA

7- https://www.jeuneafrique.com/1386357/economie-entreprises/dinar-cedi-dirham-naira-franc-cfa-top-et-flop-des-monnaies-africaines/

8- 

https://fr.aroundus.com/p/7304311-akosombo-dam

9- 

 https://www.financialafrik.com/2023/05/19/le-fmi-approuve-un-pret-de-3-milliards-usd-pour-le-ghana/

10-

 https://www.bog.gov.gh/wp-content/uploads/2024/05/MPC-Press-Release-May-2024.pdf

11- 

https://developingtelecoms.com/telecom-technology/data-centres-networks/18689-digital-realty-s-new-ghana-data-centre-to-host-linx-accra-ixp.html

Sources recherches images : 

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    Le Crowdfunding au Maroc : une nouvelle ère de financement Tech, soutenue par un cadre légal robuste

    4–7 minutes

    Introduction

    Le crowdfunding marocain, encadré par la loi n°15-18 depuis 2021, émerge comme une solution alternative pour financer l’innovation technologique. Malgré des défis persistants, cet écosystème attire des acteurs locaux et internationaux, du fait d’un grand potentiel économique et de réformes ambitieuses.

    1. Le cadre juridique : une révolution réglementaire

    La loi 15-18 a jeté les bases d’un crowdfunding structuré, attirant l’attention des acteurs financiers locaux et internationaux. Cette loi définit clairement les règles pour trois types de financement :

    Les opérations de don et de prêt sont placées sous le contrôle de Bank AI Maghrib et du Secrétariat général du gouvernement, tandis que les activités d’investissement sont supervisées par l’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux (AMMC) qui vient de mettre en ligne un portail dédié.

    Le rôle de Bank Al-Maghrib et de l’AMMC est central pour l’agrément de ces plateformes.

    L’article « Financement collaboratif : Le cadre législatif favorise un climat de confiance des utilisateurs et des investisseurs » sur le site de Finance news hebdo fournit une vue d’ensemble détaillée du cadre juridique et réglementaire pour le crowdfunding au Maroc, et les textes de loi et règlement sont accessibles sur le site internet de Bank Al-Maghrib

    2. Les “success stories” du secteur déjà en lice

    • AKKAN, une plateforme de crowdfunding basée sur le prêt et l’investissement en capital

    Lancée en 2020, par Nasser KETTANI notamment (ex-CTO Microsoft), AKKAN ambitionne de redéfinir le financement des petites et moyennes entreprises (PME) et startups marocaines à travers une plateforme de crowdfunding axée sur l’investissement en capital et le prêt participatif. Se démarquant des modèles traditionnels centrés sur le don ou la prévente, AKKAN offre aux contributeurs la possibilité de devenir actionnaires ou prêteurs, les associant directement à la croissance des entreprises qu’ils soutiennent.

    L’objectif d’AKKAN est de créer un lien entre les investisseurs (particuliers ou institutionnels) et les entreprises à fort potentiel, stimulant ainsi un écosystème entrepreneurial plus dynamique et diversifié. La plateforme s’assure de mettre l’accent sur la transparence et la sécurité, en utilisant des processus  de vérification et d’évaluation qui se veulent rigoureux pour garantir la confiance des investisseurs.

    • Kiwi Collecte, la plateforme de crowdfunding basée sur le don

    En mars 2024, Kiwi Collecte est devenue l’une des premières plateformes marocaines à obtenir un agrément de la Banque Al-Maghrib (BAM) pour le crowdfunding par don. Fondée en 2021 par Sarah Jaidi et Othmane Lamrini, cette startup s’est spécialisée dans le financement de projets culturels, sportifs et entrepreneuriaux, et vise à répondre aux exigences de transparence et de sécurité imposées par le nouveau cadre juridique. Son business model repose sur une commission prélevée sur les montants collectés, avec des campagnes comme le Téléthon Maroc 2025 pour le centre de réhabilitation Noor, visant à lever 20 millions de dirhams. 

    Kiwi Collecte a su capitaliser sur l’agrément pour élargir son portefeuille de projets, en ciblant notamment les startups peinant à accéder aux financements bancaires traditionnels. 

    La plateforme mise sur une communication adaptée et des partenariats institutionnels, comme en témoigne sa présence au GITEX Africa 2024 à Marrakech, où elle a présenté son modèle à un public international.

    3. Une nouvelle classe de fintechs à financer

    Comme pour plusieurs Sociétés de Financement Collaboratif (SFC), qui ont une vocation à démocratiser le crowdfunding, beaucoup auront besoin de lever des fonds pour le développement de leurs plateformes. En quoi est-ce que cela consiste ?

    Et bien l’opération de levée de fonds s’illustre par le soutien de divers investisseurs stratégiques, cherchant à propulser l’entreprise dans sa phase de croissance. 

    Cela servira à développer davantage la technologie de la Plateforme électronique de Financement Collaboratif (PCF), à augmenter l’empreinte de marché et à optimiser les opérations grâce à une meilleure régulation. Les fonds permettront aussi d’assurer la conformité aux nouvelles réglementations introduites par la Loi 15-18 tout en permettant au public de pouvoir investir et bénéficier de potentiels retours sur investissements qu’offre l’économie marocaine.

    4. Implications pour le marché

    L’historique de transactions souligne l’attractivité croissante du secteur du crowdfunding au Maroc, renforcée par une infrastructure juridique robuste. Elle positionne les Sociétés de Financement Collaboratif (SFC) comme des acteurs clés, capables de remodeler les avenues du financement alternatif par le biais de l’innovation et de la conformité réglementaire.

    D’après le baromètre publié par Happy Smala en 2024, la période allant de 2021 à 2023 a été marquée par une nette accélération du crowdfunding au Maroc. Durant ces trois années, 409 campagnes ont permis de mobiliser un total 10,9 millions de dirhams soit c.1 M€, illustrant l’intégration croissante de ce mode de financement alternatif dans le paysage entrepreneurial marocain. Cette évolution témoigne de l’intérêt grandissant pour des solutions de financement innovantes, particulièrement dans un contexte où l’accès aux circuits classiques demeure limité pour de nombreux porteurs de projets.

    Pour le secteur global, cela signifie un potentiel de croissance accru, avec un cadre propice attirant plus d’acteurs internationaux intéressés par des investissements durables et réglementés.

    Conclusion

    La mise en place d’un cadre juridique complet pour le crowdfunding au Maroc, marque un moment charnière dans le paysage de la levée de fonds au Royaume Chérifien. Cette évolution ne signifie pas seulement l’attrait croissant du secteur du crowdfunding, mais ouvre également la voie à un environnement d’investissement plus structuré et plus sûr. Pour les entreprises, en particulier les entreprises technologiques et les jeunes pousses de l’industrie verte, il s’agit d’une occasion en or de puiser dans de nouveaux gisements de capitaux et de stimuler l’innovation.

    À l’avenir, le potentiel de croissance du marché du crowdfunding est considérable, ouvrant la voie à des avancées technologiques plus importantes et à une plus grande pénétration du marché. Ce potentiel est d’autant plus important que le cadre réglementaire fourni par la Loi 15-18 encourage les investisseurs nationaux et internationaux à explorer le marché marocain avec une plus grande confiance.

    Cet attractivité doit néanmoins être nuancée en ce que les montants obtenus par crowdfunding sont généralement relativement faibles, ce marché ayant eu des résultats plus faibles que les espérances en europe. Il n’empêche que dans un contexte de forte croissance économique et d’insuffisance de l’investissement, toute source additionnelle est bonne à prendre, d’autant plus lorsqu’elle peut permettre une distribution du capital plus juste entre les mains des entrepreneurs méritants.

    Article rédigé avec le concours de Fabrice BOTOKRO, analyste chez Dama. 

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    Sources : 

    French Tech: Ingérop fait l’acquisition de CityClimateX

    Le monde de la technologie repose sur la croissance, l’innovation et les stratégies audacieuses. Dans un mouvement décisif pour les secteurs de l’ingénierie et des technologies climatiques, le 27 août 2024, Ingérop, groupe d’ingénierie et de conseil de premier plan, a annoncé l’acquisition de CityClimateX, une entreprise spécialisée dans les solutions de gestion urbaine et climatique.

    Bien plus qu’un simple développement commercial, cette acquisition reflète une tendance de fond : l’intégration croissante de technologies de pointe pour répondre aux défis environnementaux. Alors que la durabilité devient une priorité mondiale, ce partenariat symbolise l’avenir de l’innovation technologique au service de la gestion urbaine.

    Le bon timing, clé d’une sortie réussie

    Pour les entrepreneurs, le choix du moment pour céder une entreprise est crucial. Une sortie bien planifiée peut faire la différence entre une valorisation élevée et une opportunité manquée. Dans le cas de CityClimateX, ses solutions climatiques de pointe en ont fait une cible attractive à un moment où l’intérêt mondial pour la durabilité est en plein essor.

    Les entreprises cherchant à optimiser leur valorisation doivent miser sur des technologies évolutives, une santé financière solide et une position stratégique sur leur marché. CityClimateX illustre parfaitement ces principes, exploitant son expertise pour renforcer son attractivité.

    Créer de la valeur avant l’acquisition

    Le parcours de CityClimateX montre l’importance de bien se préparer en amont d’une cession. Optimiser les opérations, élargir la clientèle et démontrer la viabilité à long terme sont des étapes essentielles pour augmenter sa valorisation.

    Pour se démarquer, CityClimateX a misé sur l’innovation climatique, alignant ses objectifs sur les priorités stratégiques d’Ingérop. Ce rapprochement met en lumière la capacité des entreprises technologiques à renforcer leur impact tout en transformant leur secteur.

    Négociations : l’art de conclure un accord gagnant

    Les fusions-acquisitions reposent sur des termes clairs et équilibrés. Valorisation, structures de paiement et rôles futurs doivent être définis avec précision. Faire appel à des conseillers financiers permet d’assurer des accords profitables et alignés sur les objectifs à long terme.

    L’acquisition de CityClimateX par Ingérop montre qu’un alignement des visions et des valeurs peut aboutir à un partenariat gagnant-gagnant. Cet exemple souligne l’importance d’une préparation minutieuse et d’une transparence totale au cours des négociations.

    Après la cession : préparer l’avenir

    Une cession n’est pas une fin, mais plutôt le début d’une nouvelle étape. Que les fondateurs choisissent de rester pour accompagner la transition ou de lancer un nouveau projet, il est essentiel d’anticiper cette phase.

    Dans le cas de CityClimateX, son intégration au sein d’Ingérop marque une étape stratégique. Forte de ressources étendues et d’une portée accrue, l’entreprise pourra maximiser son impact dans le développement urbain durable.

    Un tournant stratégique pour l’innovation climatique

    L’acquisition de CityClimateX par Ingérop dépasse la simple expansion d’activité. Elle témoigne d’une volonté affirmée de mener la transition vers des infrastructures plus durables et respectueuses de l’environnement.

    En s’appuyant sur l’expertise de CityClimateX, Ingérop se positionne comme un acteur clé de l’innovation dans l’aménagement urbain. Ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus large où les entreprises d’ingénierie adoptent des solutions technologiques pour répondre aux enjeux contemporains.

    Un impact durable sur l’industrie

    Ce rapprochement pourrait bien inspirer d’autres acteurs du secteur. Face à l’urgence climatique, cette acquisition montre comment les synergies entre ingénierie et technologies vertes peuvent transformer les industries.

    Alors que les entreprises s’adaptent à un monde plus éco-responsable, les solutions technologiques joueront un rôle clé dans la réinvention des secteurs traditionnels, de la construction à l’énergie en passant par la gestion urbaine.

    L’accord entre Ingérop et CityClimateX n’est pas seulement un cas d’école : il trace les contours de l’avenir.


    L’acquisition de CityClimateX par Ingérop met en lumière l’importance croissante de l’innovation pour relever les défis environnementaux. Elle souligne également la nécessité, pour les entreprises technologiques, de préparer stratégiquement leur sortie afin de maximiser leur valorisation.

    Pour en savoir plus sur cette acquisition transformative, les analyses détaillées proposées par Construction Cayola et Environnement Magazine offrent un éclairage approfondi sur l’intégration de CityClimateX au sein d’Ingérop.

    Dans un monde où la durabilité et les solutions intelligentes deviennent des priorités, ce partenariat symbolise un pas de géant vers un avenir plus vert et axé sur la technologie.

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    Optimize your Tech exit: 10 actionable tips to boost your Tech start-up’s value in 12 to 24 months

    Against the odds, you have done it. 90% of VC funded startups fail, but you are not one of them. You have gone beyond the MVP (Minimum Viable Product) stage and have proven product market fit. Now your ‘baby’ is a growth startup generating 7 figures in revenues. It is a great achievement, but you realise that the role that your company now demands is no longer that of a trailblazing entrepreneur that can go from 0 to 1, but that of a strategic CEO that can take it to 10, 100 and more.

    You could retrain to face that new challenge or you could pass the baton and sell your company, ideally getting life changing gains. But how do you prepare to sell (exit) your company for the best possible price?

    In every market, but more so in Africa, optimising an exit requires a strategic, well-thought-out approach.

    We have discussed in another article how to prepare for an exit if you have to do it within a short time frame. For those not pressed by time, a more advantageous route involves meticulously refining your company’s operations and processes. This strategic enhancement, spread over a period of 12 to 24 months before presenting your business to potential acquirers, is instrumental in augmenting the value of your enterprise.

    To guide you through this journey, we present 10 pragmatic tips. Each tip is crafted to bolster two critical aspects of your business’s worth: the Enterprise Value and the Equity Value — essentially, the net worth of your venture at the point of sale.

    1 Delegate Effectively to Key Employees:

    In small capitalization companies (i.e. companies with a value ranging between $2m and $50m), buyers often assess how much a business depends on its founders. Thus, it is important to structure the business in a way that it will be able to run autonomously. Each key activity should have a specific manager responsible for it and key procedures and automations to support them.

    Incentivizing these key employees with vested equity (i.e. shares attributed over a certain period of time to encourage them to stay in the company) might be a good idea. Please note that if you have not established any of this before the M&A negotiation starts, it is better to ask the potential buyer for its plans which could be announced along with the information of the takeover.

    Action: Establish a robust system of delegation to key employees, ensuring that critical knowledge and expertise is distributed across the organisation. This avoids concentrating risks in one single key employee and will reassure the buyer that there will be continuity after the sale.

    Impact on Value: Mitigate the risk of know-how stealing by empowering key employees, making the company less dependent on specific individuals. This autonomy contributes to the resilience and long-term value of the business, impacting both Enterprise and Equity Value positively.

    2 Improve the quality of your Revenues:

    Not all revenue is considered equal by investors and acquirers.

    When purchasing a company, investors are effectively buying future cash flows. The more predictable and reliable your revenue growth is, the greater the confidence in the cash flow forecasts. Therefore, to better position yourself you need to first try to secure recurring revenue from customers and second diversify your revenue streams.

    Acquirers will perform an in-depth due diligence on your financials, starting with your revenues and what proportion of them are recurrent. If you do not generate recurring revenues, explore ways to do it, such as negotiating a membership subscription with your customers in exchange for some advantage or creating loyalty schemes. Getting recurrent revenue is not always possible, but the closer you can get to it, the more certainty acquirers will have and the higher the price you will command.

    Besides recurrence, it’s important to diversify risks to avoid sudden declines of revenue. The most typical risk is an over reliance on a small number of large clients. In Africa and other emerging markets, other substantial risks are being overexposed to one country (as governments are known to change legislations rapidly) and to one single currency.

    Action: Explore ways to increase the proportion of recurring revenues and seek partnerships and collaborations to widen your customer base, expand geographically and where possible gain clients that will pay you in “hard currencies” (US dollar, euros or British Pounds).

    Impact on Value: A robust and varied revenue portfolio contributes to stability and reduced revenue risks positively influencing both Enterprise and Equity Value.

    3 Track EBITDA Growth Over the Next 24 Months:

    Many startup founders, particularly in the tech world, usually start with a growth at all costs mentality. The rationale is that high growth is needed to reach economies of scale and capture a large portion of the market to stave off competitors. Perhaps more importantly, rapid growth is essential to get VC investment.

    Leaving aside debates of whether the above is the right strategy for early stage companies, once your company reaches a certain point of maturity and you are contemplating selling your company, the focus should, in most cases, shift to profitability.

    The most used metric of profitability by investors is EBITDA (earnings before interests, taxes, depreciations and amortisations) and that will be the first metric assessed by acquirers and the base on which the valuation will be made. A positive, or at least clear and sustainable path towards profitability will positively impact negotiations on your company’s valuation. So make sure to take action and measure EBITDA’s progress over the 12 to 24 month period before marketing the company to acquirers.

    Action: Implement a comprehensive system to track and improve EBITDA growth, ensuring it outpaces Revenue growth over the next 24 months.

    Impact on Value: A consistent increase in EBITDA demonstrates financial efficiency and operational strength, potentially attracting discerning buyers and positively influencing both Enterprise and Equity Value.

    stock exchange board
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    4 Working capital and cash management:

    Besides EBITDA, potential acquirers will look at other financial metrics to assess how sustainable your business is. Some of these key metrics are working capital and cash management.

    Perhaps surprisingly, many companies don’t fail because they don’t have a good product or enough buyers, but because they have poor cash flow management practices. If your payables are due much earlier than your receivables you might become insolvent and end up in bankruptcy. That is why it’s important to put the right measures in place to capture all your accounts receivables in a timely manner and ensure you manage your cash flow efficiently. In many cases, working capital often means working capital debt with the resulting interests impacting your profitability, and also additional money to be immobilised by your potential buyer (with its interests in a Leveraged Buyout Scheme scheme).

    Action: Showcase you have measures in place to ensure optimal cash flow management and efficient capture of account receivables.

    Impact on Value: A well managed cash flow position will increase acquirer’s confidence on the financial sustainability of your business, most likely supporting both Enterprise and Equity Value.

    5 Enhance Cybersecurity Measures:

    Technology start-ups are often linked to either digital infrastructure with client’s data and/or Intellectual Property and know-how secrets. Both should be protected through cybersecurity measures. Perform a cybersecurity audit and implement up-to-standard security measures prior to marketing your company to Tech acquirers. This will support the revenues certainty through diminishing the odds of loss of revenues or higher expenses due to cybersecurity issues.

    Action: Prioritise robust cybersecurity protocols to secure tech assets, contact cybersecurity experts.

    Impact on Value: An airtight security infrastructure mitigates risks, potentially safeguarding and even enhancing Enterprise and Equity Value.

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    6 Ensure your processes are legally watertight:

    During due diligence, acquirers will ask lawyers to perform a legal due diligence of your activities. To avoid discovering last minute structural legal issues in the way you operate, perform such an audit prior to marketing your company to acquirers so that you can adapt alternative organisations or operational practices to comply with the most significant laws and regulations applicable to your sector.

    Action: Navigate local regulations proactively, ensuring compliance.

    Impact on Value: Proactive compliance positions your business as legally sound, potentially safeguarding Equity Value and limiting the risks associated with your Share Purchase Agreement’s contractual warranty.

    7 Adapt your growth strategy in line with market reports:

    Most potential acquirers of your company will not be specialists in your sector and will largely rely on market studies to assess trends and key growth factors. If your business strategy relies on dying trends, acquirers might not be interested or will offer a lower premium. Conversely, if your business strategy is in line with their analysis of where the latest opportunities are, you will increase the odds of a successful transaction.

    Action: Deep dive into Market reports from DFIs, major consulting companies and research institutes about local market trends, regulatory frameworks, and emerging technologies and adjust your business strategy as much as possible to current trends.

    Impact on Value: Alignment of your business strategy with key growth trends in your sector mitigates risks and potentially increases investor confidence in your company’s long term growth, positively influencing Equity Value.

    8 Showcase Social Impact:

    An important aspect that some Private Equity buyers and Corporates will take into account when valuing your company is the value of your brand. A brand with a good reputation in the market and associated as a quality employer can be seen as an asset to integrate in a Group. This will particularly attract Western buyers that have Corporate Social Responsibility (CSR) commitments.

    Action: Take social action and highlight the positive societal contributions of your tech business beyond financial gains.

    Impact on Value: A socially impactful image can attract socially responsible investors, increasing the pool of potential buyers and therefore adding a premium on your Equity Value.

    9 Leverage Local Talent:

    Related to the above, positive employer branding is key to attract talent, both internationally and from local institutions. In Africa there is a growing pool of local talent that with the right training can deliver output at international standards while being paid at a competitive price. This can provide an unfair advantage compared to firms solely relying on more expensive international talent that needs to be paid in foreign currency. Additionally, it will provide positive goodwill with the local government as high skilled job creation is high on governments’ agendas. Investors will see that as an aspect that strengthens your case.

    Action: Create a robust internal process to train local junior talent and help them gain technical and professional proficiency quickly. Showcase the diverse skill set within the African talent pool.

    Impact on Value: A skilled local team strengthens the business’s growth potential, and keeps it at competitive costs compared to western tech companies, impacting positively on both Enterprise and Equity Value.

    10 Audit the position for Scalability:

    Arguably you will have already shown product market fit and will have scaled the product – to an extent. However, potential buyers will want to see that your Tech architecture has been built for substantial scale and can support growth of 10 to 100 times its activity today, both in your current market and in other geographies. Make sure the backend, databases and automations are in good order and start auditing and improving what needs to be improved.

    Action: Showcase how your business can scale operations, penetrate new markets, and adapt to emerging trends. Adapt your back-end technology to be in “plug and play” mode.

    Impact on Value: Demonstrating scalability enhances growth potential, positively supporting assumptions in your business plan and thus your Discounted Cash Flow valuation.

    Bonus tip: Anticipate your post-sale life plans:

    Once you sell your company, your daily life will change considerably. What will you do after selling? How much money will you end up getting? How will you use the money?

    Address those questions and make sure that you are mentally ready to leave your business and the market it operates (share purchase agreements often include a non compete agreement).

    You might conclude that you are not ready to leave your business because you enjoy the intensity and pressure of it. If that’s the case, better to realise before starting the roadshow and racking up advisor fees. Or you might realise that you want to sell part of it and stay in the company with a different status that requires less day to day involvement.

    Another very important aspect to consider is the amount of money that you will actually get.

    That amount is not always straightforward because shareholders’ agreements might have specific terms relating to preferred shares liquidation rights that give your investors more money than you anticipated.

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    Photo by Pixabay on Pexels.com

    Similarly, depending on the size of the sale, you are likely to have to pay a substantial amount in taxes that might impact your take home amount, affecting your post-sale plans. Make sure you choose the best tax structure for your exit. If you have Real Estate in the company assess whether you want to sell it as part of the deal or want to create a separate structure for it to give the option to the buyer to purchase it or rent it.

    Action: Ask yourself what you will do after the sale, think about your use of potential proceeds and contact your lawyer and tax adviser to iron out your shareholder agreement and tax strategy respectively.

    Impact on Value: Avoid substantial transaction fees to then realise that you don’t want to sell the company. Or if you sell, ensure you optimise your position to get the most of the windfall.

    In Conclusion:

    Mastering the art of selling your tech startup demands a blend of strategic acumen and practical steps that extend beyond pure financial considerations to take into account, among other things, the value of your social brand, your business practices and strategy as well as your ability to scale while ensuring you adhere to watertight legal procedures and your processes are safe from cyberattacks. 

    By integrating these ten tips, you will do more than just prime your venture for success; you will significantly enhance its Enterprise and Equity Value while also maximising the amount of money you will take home. 

    Selling a company is not complicated, but there are unforeseen complexities that need to be navigated and many factors to take into account to optimise value and avoid costly mistakes. Our role is to facilitate your journey through this intricate landscape. As dedicated allies of founders and their investors, we specialise in the nuanced art of successfully selling Africa’s tech companies. Our expertise is in aligning your company’s potential with the unique dynamics of the African market, ensuring a sale that is not just profitable, but also forward-thinking.


    Written by Eugene Saint-Grégoire and  Omar Fofanah. Eugene is the founder of Dama Advisory, a Fundraising and M&A services boutique based in Paris that serves French and African tech companies. Omar is the founder of Confluence Africa, a Fundraising and M&A advisory firm based in London that serves African tech startups. Both have created a joint venture to help African and French tech startups with fundraising and M&A needs.

    You want to market your company and measure the interest of acquirers? Visit out platform Zema Ventures Exits.

     

    Voltron Capital, un fonds Nigérian early-stage pour soutenir des entreprises Tech africaines

    Voltron Capital est un fonds de venture capital panafricain qui a été fondé en 2021. Olumide Soyombo, l’un des investisseurs early-stage les plus actifs d’Afrique, a lancé le fonds afin de s’attaquer aux problèmes critiques du continent et en particulier au financement d’entreprises ‘early-stage’ du continent.

    POSITIONNEMENT DU FONDS ET TICKETS

    L’écosystème technologique africain devient de plus en plus attractif pour quiconque en dehors du continent, pourtant selon l’IFC, plus de 80% des start-ups technologiques africaines ont du mal à obtenir un financement de démarrage. Voltron veut combler ce vide en impliquant des investisseurs locaux et étrangers. 

    La taille des tickets de Voltron Capital varie de 20 000 $ à 100 000 $ par entreprise. Le fonds a une orientation panafricaine mais a principalement investi au Nigeria, au Kenya, en Afrique du Sud et au Maghreb.

    Voltron Capital est un fonds pre-seed, c’est-à-dire d’amorçage, ciblant des start-ups innovantes et ‘early-stage’ pour un premier tour de financement. Ainsi, le premier fonds de Voltron a été lancé en 2022 et a accompagné 53 startups à travers le continent africain, dont 20 investissements confirmés selon la base de données ‘Africa: The Big Deal’. La grande majorité des transactions a été conclue au stade pre-seed, conformément à sa thèse d’investissement.

    LES VALEURS DU FONDS

    Malgré les moments difficiles pendant et après le covid, Olumide Soyombo, co-fondateur de Voltron Capital, estime qu’une “période baissière est une période intéressante à construire ». Quelles que soient les conditions du marché, Voltron Capital continuera à financer des startups prometteuses.

    Mais Voltron Africa ne se concentre pas uniquement sur le financement des start-ups, ils offrent également des conseils pour créer une voie vers le succès. Leur objectif est de soutenir les startups africaines et de mobiliser plus de capitaux pour elles.

    Voltron Capital a 3 critères de sélection principaux :

    Taille du marché

    • Le fonds estime que le potentiel de retour sur investissement est optimal lorsque les fondateurs ciblent des problèmes sur des marchés conséquents (taille de marché > 1 milliard d’euros). 

    Opportunités de revente à plus long terme

    • Un marché significatif permet de construire de grandes entreprises plus aisément. 

    • Sélection d’un secteur ou l’opportunité ‘d’exit’ c’est-à-dire de revente est probable

    Investir tôt signifie de grands multiples

    • Voltron Capital investit au stade pre-seed, afin d’optimiser les rendements par startup investie

    ÉQUIPE DU FONDS

    Olumide Soyombo est un investisseur et entrepreneur nigérian bien connu. Il faisait partie du groupe d’étudiants pionniers au sein du programme d’ingénierie des systèmes à l’Université de Lagos. Il poursuit ses études et obtient un master en technologie des affaires et de l’information de l’Aston Business School au Royaume-Uni.

     

    Il a cofondé Bluechip Technologies en 2008, un intégrateur de systèmes qui fournit des analyses commerciales et d’autres services. La société s’est maintenant développée sur tout le continent et compte plus de 70 consultants.

    Bluechip Technologies a été le déclencheur du lancement de Soyombo dans l’investissement providentiel. En 2014, il a mobilisé une partie des bénéfices de l’entreprise et a commencé à investir dans des start-ups technologiques locales.

    Olumide a investi dans plus de 30 startups, dont Paystack, PiggyVest et TeamApt. Soyombo est l’un des rares fondateurs à être également investisseur.

    Abraham Choi, plus connu sous le nom d’Abe Choi, est un entrepreneur et investisseur basé aux États-Unis qui a co-fondé Voltron Capital avec Olumide. Son expérience et son réseau aux États-Unis sont stratégiques pour attirer des capitaux étrangers en Afrique. Il a personnellement investi dans 15+ startups et en a d’ores et déjà revendu deux (2 exits).

    EXEMPLES D'INVESTISSEMENTS

    Voltron a concentré une grande partie de ses investissements en Afrique de l’Ouest et de l’Est, mais avec un accent significatif sur le Nigeria. Bémol en revanche concernant la parité : sur les 20 investissements déclarés, une seule femme était fondatrice (Fez Delivery). 

    Le fonds de VC ayant une approche agnostique en termes de secteur et se concentrant sur l’ambition et l’innovation, il a investi dans différentes industries. Malgré tout, la Fintech reste l’industrie dans laquelle le fonds a le plus investi, suivi de la logistique et du transport.

    Payday – Rwanda

    • La start-up fondée par le Nigérian Favor Ori s’est implantée au Rwanda. Cette fintech a obtenu une levée de fonds de 1 million de dollars en octobre 2021 auquel Voltron Capital a participé. Les services de Payday incluent l’envoi et la réception d’argent dans le monde entier, ils émettent également des cartes mastercard virtuelles.

    Fez Delivery – Nigeria

    • Fez Delivery est une start-up de logistique du dernier kilomètre basée à Lagos, au Nigeria. Ils ont levé 1 million de dollars lors d’un tour seed en mars 2023. Seun Alley, la fondatrice et PDG de Fez Delivery, avait lancé l’entreprise en tant qu’activité secondaire. L’entreprise a effectué plus de 200 000 voyages et a augmenté ses revenus de 20 % d’un mois sur l’autre.

    Raenest – Nigéria

    • La start-up nigériane Raenest aide les travailleurs à distance et les indépendants avec des services financiers. L’objectif de Raenest est d’augmenter l’automatisation des paiements et des factures tout en réduisant les frais. Ils ont réussi à organiser une ronde de financement de pre-seed de 300 000 $.

    Alvin – Kenya

    • Alvin est un gestionnaire de fonds intelligent kényan qui a levé 740 000 $ lors d’un cycle de financement de pre-seed. L’application aide les gens à atteindre leurs objectifs en alignant leurs dépenses quotidiennes.

    VENCO – Nigéria

    • Une startup nigériane de proptech appelée VENCO veut apporter une solution au marché immobilier nigérian. VENCO offre une plate-forme technologique tout-en-un pour gérer les tâches administratives, l’accès des visiteurs, la vente de services publics et bien plus encore. Ils ont réussi à amasser 670 000 $ lors d’un tour de pre-seed.

    Quelques statistiques sur le portefeuille du fonds

    Ces statistiques ont été calculées à partir de données obtenues sur la base de données Africa the big deal et le site internet de la société.

    Article rédigé avec Adriana Galley

    Si vous souhaitez investir au capital d’entreprises du continent, référencez-vous sur Zema Ventures francophone et/ou anglophone ! 

    Si vous êtes un entrepreneur du continent ou qui opère sur le continent et envisagez une levée de fonds, contactez-nous, que vous soyez entrepreneurs francophone et/ou anglophone !

    Five35 Ventures, ce fonds panafricain pionnier dans l’investissement féministe

    Five35 Ventures est un fonds de capital-risque sud-africain dont la création d’opportunités pour les femmes fondatrices est une cause clef. Le fonds investit dans de multiples secteurs technologiques qui relèvent les plus grands défis à travers le continent.

    A propos du fonds

    Five35 se base sur son propre écosystème qui se compose de 4 branches différentes. Il s’agit de la première plateforme africaine de fond en comble qui se concentre entièrement sur les entrepreneurs africains.

    Talent – WomEng

    • WomEng est une filiale à but non lucratif qui développe des programmes pour les talents, l’innovation et leur employabilité uniquement centré sur les filles et les femmes dans les STEM (acronyme de science, technology, engineering, and mathematics).

    Accélérateur – WomHub

    • Womhub est un incubateur et accélérateur panafricain spécialisé dans l’aide aux fondatrices STEM par le biais de laboratoires thématiques (croissance économique, économie circulaire)

    Capital-risque – Five35 Ventures

    • L’un des deux fonds de Five35 répond au nom de Five35 Ventures et se concentre sur l’investissement dans des fondatrices panafricaines qui opèrent dans l’industrie technologique au stade de seed.

    En plus de leur écosystème, Five35 a créé un club appelé « 35’er ». Ce club est composé de 35 femmes issus de différentes parties du monde avec un capital financier et humain. Elles fourniront un investissement de leur choix tel que du temps, de l’argent ou un accès au réseau pour soutenir la prochaine génération de fondatrices. Le club 35’er combine des femmes avec une expérience en investissement et un capital de minimum 35 000 $.

    Positionnement du fond

    Five35 est un VC axé sur les femmes fondatrices des meilleures startups et capables de se développer sur de nouveaux marchés, de générer des revenus, un impact économique et de créer des emplois. Les éléments les plus critiques pour la durabilité des entreprises féminines sont de maintenir un impact élevé et des rendements commerciaux.

    Five35 se penche sur les startups technologiques disruptives. Les secteurs couverts comprennent :

    • Transformation numérique et IdO
    • HealthTech
    • FinTech
    • InsurTech
    • AgriTech
    • Télécoms et Médias
    • SaaS BtoB
    • Smart Cities et technologie énergétique
    • Edtech
    • Technologie de la mobilité
    • Climat & GreenTech

    Five35 investit dans des startups au stade de seed et de série A. Les tickets s’élèvent à :

    • Seed : investissement jusqu’à 500 000 $
    • Série A : investissement jusqu’à 2 millions de dollars

    Les investissements se font par le biais d’un ‘simple agreement for future equity’ (SAFE). Le SAFE donne aux investisseurs le droit au futur capital d’une entreprise. Outre les investissements financiers, Five35 donne également accès à son réseau qui comprend des investisseurs institutionnels, des conseillers mondiaux, des mentors, des entreprises et des partenaires en Afrique.

    Les valeurs du fonds

    Investir dans des entreprises dirigées par des femmes peut catalyser la création d’une augmentation allant jusqu’à 5 % du PIB africain. Five35 déclare que les startups dirigées par des femmes peuvent offrir 35% de retour sur investissement en plus, par rapport à leurs homologues masculins, lorsqu’elles ont accès au capital, au réseau et aux partenariats.

     

    Le VC croit en la promotion de la diversité et est donc principalement dirigé et supervisé par des femmes et des hommes africains qui veulent attirer des capitaux en Afrique. Pour atteindre cet objectif, Five35 à créé un espace coworking intitulé ‘WomHub’. Cet espace est basé au Cap et s’assure que le fonds puisse appliquer et promouvoir leurs valeurs.

     

    L’emplacement est entièrement équipé de diverses commodités telles que l’internet haut débit, l’impression 3D, les services de numérisation, les salles de réunion, etc. L’espace co-working a été créé par des femmes, pour des femmes, afin de capter tout ce dont elles peuvent avoir besoin. Par conséquent, un salon de lactation dédié à occuper les enfants a été aménagé afin qu’elles continuent à travailler.

     

    WomHub donne également accès à des mentors, des fondateurs et des conseils afin d’augmenter le succès et l’innovation. C’est le premier espace de co-working d’Afrique du Sud dédié aux femmes.

    L'équipe du fonds

    Hema Vallabh – Associée fondatrice

    • Hema Vallabh est une ancienne élève de l’Université de Cape Town où elle a obtenu une maîtrise en ingénierie. Elle a récemment obtenu un MBA pour cadres à la SaÏd Business School. En tant que partenaire fondatrice de Five35, elle a construit un écosystème complet depuis les 15 dernières années pour soutenir les femmes dans les STEM. Elle promeut fortement la diversité et l’inclusion. En raison de ses nombreux engagements, elle a reçu plusieurs prix en Afrique du Sud.

     

    Janade Du Plessis – Co-associé-gérant

    • Janade Du Plessis est un entrepreneure expérimentée et fondatrice de différentes start-up qui a travaillé à Johannesburg, Londres, New-York, Lagos, Paris et Abidjan. Du Plessis a pour passion de débloquer des opportunités de financement dans les marchés émergents afin de créer un impact significatif sur la qualité de vie des Africains. Il est également le gestionnaire de fonds de Launch Africa Ventures.

    Grâce à leur propre écosystème, Hema et Janade ont accéléré plus de 175 entreprises, soutenu plus de 250 femmes entrepreneurs et réalisé plus de 70 investissements à travers le continent.

    Outre les associés commandités, Five35 est également composé d’un comité d’investissement et d’un conseil d’administration. Le comité d’investissement est composé de cinq femmes d’origine africaine. Elles sont basées dans la Silicon Valley, aux Émirats arabes unis, au Nigéria, en République démocratique du Congo et en Égypte.

    Exemples d'investissements

    Nigeria – Shuttlers

    • Damilola Olokesusi a fondé Shuttlers en 2016 pour lutter contre le système de transport inefficace à Lagos, au Nigeria. En novembre 2021, ils ont réussi à lever 1,6 million de dollars en financement de démarrage auquel Five35 a participé. Shuttlers cherche à construire des infrastructures pour alimenter les transports en commun au Nigeria et dans d’autres pays africains. En 2023, ils ont organisé une autre ronde de financement où ils ont levé plus de 4 millions de dollars en fonds propres.

    Afrique du Sud – LocumBase

    • LocumBase est une plateforme de réservation médicale en ligne basée en Afrique du Sud. Elle a été fondée en 2016 et regroupe des cabinets médicaux et des praticiens suppléants de divers secteurs de la médecine. En septembre 2022, ils ont réussi à obtenir un financement pre-seed d’un montant estimé à 200 000 $ auquel Five35 a participé.

    Maroc – LNKO

    • LNKO est une start-up de la santé fondée en 2020 par deux sœurs au Maroc. Maha et Malak Bennani ont aperçu l’impact des écrans sur la santé des yeux. Leur objectif est d’offrir des solutions ophtalmologiques élégantes pour vivre une vie numérique sans mettre en danger les yeux. Ils ont levé un montant estimé à 300 000 $ lors d’un seed round.

    Ghana – Complete Farmer

    • Complete Farmer est une start-up agricole ghanéenne fondée en 2017. Ils connectent les agriculteurs aux acheteurs mondiaux de produits alimentaires pour fournir un avantage concurrentiel tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Complete Farmer utilise la technologie pour surveiller, suivre et retracer l’ensemble du processus, de la configuration de la ferme à la livraison des produits. Ils offrent également des options de paiement sécurisé. En mars 2022, Five35 a participé à une ronde de capital-risque d’un montant estimé à 300 000 $.

    République Démocratique du Congo – MaxiCash

    • MaxiCash est une start-up fintech basée en République Démocratique du Congo. Ils offrent des services financiers B2B et B2C. Les services sont en autre une application mobile, une plateforme de gestion de trésorerie, une carte Visa ou la réception de paiements simples via un QR Code. Five35 a participé à leur venture round, en janvier 2022, avec une valeur estimée à 500 000 $.

    Quelques infographies à propos de Five35

    Pôle d’innovation – Espace de coworking WomHub

    • Five35 possède des espaces intelligents conçus pour accueillir les femmes fondatrices.

    Seedstars : le fonds suisse fait figure de proue dans l’amélioration des conditions de vie des pays émergents

    Dès sa création, l’entreprise suisse Seedstars s’est donné pour objectif d’améliorer les conditions de vie dans les pays émergents grâce à la technologie. Co-fondée par Pierre-Alain Masson, Michael Weber et Alisée de Tonnac en 2012, leur fer de lance est à l’origine la mise en  relation des acteurs du changement. Ils créent pour ce faire : la plus grande compétition de présentation de start-up early stage (Seedstars World Compétition) à l’occasion de leur forum de l’entrepreneuriat pour les marchés émergents (Seedstars Summit), des hubs entrepreneuriaux (Seedspace) et des programmes d’accélération et de croissance des entreprises à fort potentiel (Seedstars Programs). 

    Désormais implantée dans 15 pays émergents (bureaux : Lima, Mexico City, Abidjan, Lagos, Cairo, Dar es Salaam, Nur Sultan, Yangon etc.) et présente dans plus de 90 pays, l’entreprise a construit la plus grande communauté de changemakers dans les marchés émergents. 

    Dès 2013, Seedstars et Charlie-Graham Brown lancent la branche investissement: Seedstars Capital, spécialisée dans l’incubation, l’accélération et le  financement d’entreprises à fort potentiel de croissance et socialement engagées, dans diverses industries. C’est à cette activité que nous allons nous intéresser dans cet article.

    POSITIONNEMENT DES FONDS ET TICKETS

    Seedstars Capital a lancé trois fonds de capital-risque focalisés sur des start-up tech à forte croissance, qui représentent des moteurs du changement économique, social et environnemental sur les marchés émergents. Ces fonds ont investi dans près de 100 entreprises situées dans plus de 28 pays et opérant dans des secteurs clés comme les services financiers, la santé, l’éducation et l’agriculture

     

    • Seedstars International Ventures :

    Soutient les entrepreneurs les plus ambitieux au développement de leur entreprise, et ayant pour objectifs la création de changements significatifs et la résolution d’enjeux mondiaux. Le fonds investit historiquement dans des entreprises à forte croissance en Amérique latine, Afrique, Moyen-Orient, Europe de l’Est, Asie centrale et Asie du Sud. Sans se restreindre à un secteur précis, le fonds investit du stade pre-seed à serie A.

     

    • Seedstars Africa Ventures : 

    Est un fonds de capital investissement, qui investit dans les entreprises early-stage à fort potentiel de croissance en Afrique subsaharienne. Fort de sa présence sur le continent depuis 2012, Seedstars est en mesure d’apporter aux entreprises, répondant à des besoins essentiels en matière de produits et services, des capitaux intelligents et un accès à un soutien panafricain et international.  

    Déjà plus de $7 millions ont été investis par le fonds, réparti sur divers secteurs de la technologie (éducation, agriculture, telecom, etc;). L’investissement initial varie entre $250k et $2m, mais le fonds peut être amené à réinvestir dans les entreprises de son portefeuille lorsque cela s’avère judicieux. 

     

    • Seedstars Youth Wellbeing Ventures

    Lancé en juin dernier en collaboration avec la fondation philanthropique Botnar,  ce fonds de capital-investissement de $20 millions est spécialisé dans le financement de start-up early-stage africaines ayant pour but l’amélioration de la condition et du bien-être  des jeunes du continent. Le ticket d’investissement du fonds  sera compris entre $250k et $500k. Définissant sa philosophie d’investissement comme agnostique, le fonds se concentrera toutefois sur les technologies relatives à la santé, l’éducation et les ressources humaines, ainsi que les Fintechs et le développement durable.

    VALEURS DU FONDS

    GET SH*T DONE

    En tant qu’acteur du changement dédié à faire progresser l’entrepreneuriat, le fonds ne se contente pas d’actions vaines, mais préfère se concentrer sur les projets à impact fort et durables. 

    IN EXPERIMENTS WE TRUST

    Afin de poursuivre leur engagement dans ces marchés complexes et incertains, seedstars prône la recherche  ciblée et fondée sur des données.

    INDEPENDENTLY TOGETHER

    Ensemble dans une mission collective qui les transcende, seedstars et les entrepreneurs travaillent conjointement dans le sens de leur vision. Mais chacun laisse place à sa pensée indépendante.

    OUT OF THE COMFORT ZONE

    L’audace et la prise de risques sont les maîtres mots pour innover et faire bouger les choses.

    FOLLOW THE MONEY

    Seedstars est un fonds qui sait faire preuve de pragmatisme pour mobiliser ses ressources, afin de faire avancer ses objectifs.

    HACK THE SYSTEM

    L’entreprise croit profondément que sortir des sentiers battus permet de résoudre n’importe quel problème et c’est cette mentalité qui leur permet d’agir rapidement sur des marchés niches. 

    KEEP IT SWISS

    La qualité suisse est de mise. L’entreprise s’engage auprès de ses clients et partenaires, afin de leur assurer la meilleure expertise en respectant les délais et en appliquant des normes de qualité très élevées, allant au-delà du simple “souci du détail”. 

    NO EXCUSES

    L’entreprise agit en toute intégrité. Ils respectent leurs promesses et assument la responsabilité de leurs actions.

    ÉQUIPE DU FONDS

    Pierre-Alain Masson, co-PDG et cofondateur de Seedstars

    Entrepreneur précoce, Pierre-Alain crée  sa première entreprise à l’âge de 20 ans pendant ses études à l’Université de Saint-Gall, en Suisse, d’où il est diplômé. Rapidement intéressé par la finance d’entreprise, il fait ses armes, dans le conseil en fusion-acquisition et à la direction financière d’une compagnie d’assurances internationale.

    Co-fondateur de Seedstars, il a voyagé dans plus de 20 pays pour lancer la Seedstars World Competition et s’attache aujourd’hui à investir et soutenir les entrepreneurs dans plus de 85 pays en développement, afin d’en améliorer les conditions de vie.

    Alisée de Tonnac, co-PDG et cofondatrice de Seedstars World

    Depuis son tour du monde en 2013 pour le lancement de la première édition du concours de start-up Seedstars World, Alisée dirige et développe l’entreprise. Elle possède de solides connaissances des technologies, des médias sociaux et du comportement des consommateurs dans les marchés émergents. Elle s’implique également au conseil d’administration de la Haute école de gestion de Fribourg et est membre du Conseil suisse de l’innovation. 

    Classée dans le Forbes 30 under 30 et nommée «Innovation Fellow» par le magazine Wired UK, Alisée fait partie des 50 femmes les plus influentes d’Europe dans le domaine des start-up et du capital-risque et figure sur la liste Refinery29 des femmes les plus puissantes.

    Charlie Graham-Brown, cofondateur et directeur des investissements de Seedstars

    Ingénieur en mécanique de formation, Charlie commence sa carrière chez Airbus. Après avoir obtenu un MBA au Collège des Ingénieurs à Paris, il rejoint BlueOrchard Finance et s’initie à l’investissement d’impact en investissant dans plus de 20 pays d’Afrique, d’Asie et de la région MENA. 

    En 2014, il rejoint l’équipe fondatrice de Seedstars et devient responsable de la sélection, de l’accélération et du financement des start-up. Son expertise et ses connaissances des tendances technologiques sur les marchés émergents ont été des éléments moteurs au développement de Seedstars Capital. 

    Michael Weber, cofondateur et directeur financier de Seedstars

    Diplômé d’HEC Lausanne, en Suisse, Michael a ensuite travaillé dans le domaine des fusions et acquisitions, accumulant des connaissances utiles en matière de transactions taille moyenne. 

    Il lance en 2012, son entreprise technologique qu’il revend plus tard pour fonder Seedstars, avec pour mission d’améliorer les conditions de vie dans les pays émergents grâce à la technologie et à l’entrepreneuriat.

    EXEMPLES D’INVESTISSEMENTS

    • Côte d’Ivoire – Bizao

    Bizao est une Fintech dont le siège est à Paris et qui opère dans dix pays africains. Avec une équipe d’une soixantaine de personnes réparties entre leurs bureaux de Paris, Abidjan, Dakar, Douala et Tunis, ils aident les entreprises locales et internationales à accélérer leur croissance à travers la digitalisation des paiements. 

    Bizao a construit un hub original de paiement en Afrique, permettant aux entreprises d’accepter à la fois les cartes bancaires, le mobile money et le crédit téléphonique comme moyens de paiement. Ils sont soutenus par divers investisseurs de qualité tels que Seedstar Africa Ventures, auprès desquels, ils ont levé €8 millions en série A  .

    • Kenya – Fuzu

    Fuzu est une plateforme qui cherche  à changer la recherche d’emploi et le recrutement sans espoir en un voyage inspirant de découverte de soi. Elle combine les forces des systèmes d’éducation et d’innovation finlandais avec une compréhension de l’utilisateur final, de ses besoins et de ses aspirations dans le contexte africain.

    Déjà présent au Kenya, Nigeria et Ouganda, la plateforme offre plus de 3k formations en ligne et publie plus de 5k offres d’emploi par mois. Afin de financer sa nouvelle phase de développement, l’entreprise a levé en série A €3,4 million auprès d’investisseurs comme Seedstars Africa Ventures.

    • Kenya – Shamba pride

    La mission de Shamba Pride est de libérer l’Afrique de la faim et de la pauvreté en donnant aux agriculteurs ruraux les moyens d’accroître leurs revenus et leurs possibilités. Pour ce faire, l’entreprise résout les problèmes d’approvisionnement entre les fabricants, les détaillants et les agriculteurs par le biais d’une plateforme de commerce en ligne et hors ligne.

    Cela réduit le nombre d’intermédiaires et in fine le coût de l’agriculture  pour les agriculteurs. Shamba Pride compte plus de 60k agriculteurs enregistrés et 2k détaillants agricoles. L’entreprise a levé $1,1 millions en décembre dernier auprès de Seedstars Africa Ventures et Gray matters capital.

    Norrsken22, le fonds qui veut faire naître une nouvelle génération de géants de la tech en Afrique

    Norrsken22 est un fonds d’investissement disposant de 200 millions de dollars, basé au Cap en Afrique du Sud, et qui s’est donné pour mission de contribuer à l’avènement et surtout à la consolidation d’une nouvelle génération de géants de la tech sur le continent. Le fonds est soutenu par plus de 30 entrepreneurs à succès ayant fondé des licornes. Il fait partie (et a été lancé par) de l’écosystème suédois Norrsken Foundation, créé par Niklas Adalberth, co-fondateur de la fintech et licorne Klarna. Norrsken signifie aurore boréale en suédois et le nombre 22 a été choisi en référence au 22ième méridien, celui qui traverse l’Afrique en son centre.

    Le positionnement du fonds

    Norrsken22 investit en Afrique dans des entreprises se positionnant sur des segments disruptifs et technologiques. Le fonds s’intéresse particulièrement aux opportunités au Nigéria, au Ghana, au Kenya et en Afrique du Sud. La principale singularité de Norrsken22 vient de la taille de ses investissements et du stade à partir duquel il investit.

    En effet, Norrsken22 ne vise pas les projets “early-stage” en phase d’amorçage (Pre-seed, Seed), mais souhaite plutôt investir dans des projets ayant déjà fait leurs preuves, et ayant besoin de plus de fonds pour soutenir une forte croissance déjà enclenchée. Souvent, les entrepreneurs africains dépassant le stade de la Série A ne trouvaient plus de fonds locaux ou spécialisés sur le continent disposant d’une force de frappe nécessaire pour les accompagner au dépassement du seuil de « géants », et étaient obligés de solliciter des fonds européens ou américains,  ce qui était d’autant plus complexe que ces derniers n’étaient pas au fait des réalités locales. C’est là le problème qui constitue la substance de la raison d’être de Norrsken22 : un fonds qui entend accompagner la création de nouvelles licornes africaines en tant qu’investisseur africain, spécialisé sur le continent, mettant à disposition des leviers financiers semblables à ceux des américains ou européens.

    Critères d’investissement et tickets

    Le fonds investit donc à partir de la Série A, mais surtout au-delà, en effet, Ngetha Waithaka, l’un des associés à la tête de Norrsken22 a déclaré que l’objectif de ce dernier était d’investir environ 40% de la capacité d’investissement du fonds dans des tickets de Série A et B, et le reste dans des tours de Série C et de réinvestissement. L’objectif du fonds et de réaliser 20 investissements avec un ticket moyen de 10 millions de dollars et pouvant a priori aller jusqu’à 16 millions, notamment en réinvestissement de sociétés en portefeuille.

    L’équipe du fonds

    Le fonds a été lancé par Norrsken quelques mois après l’ouverture de la Norrsken House de Kigali au Rwanda, ce qui témoigne de la volonté de cet acteur de s’intéresser plus en détail au continent et de participer à la croissance de ses entreprises. Norrsken22 jouit donc de l’expertise de Norrsken Foundation et de ses membres, en plus de celle de l’équipe spécifique de Norrsken22. 

    Cette dernière est dirigée par trois personnes : Nathalie Kolbe, Ngetha Waithaka et Lexi Novitske. Nathalie Kolbe est diplômée entre autres d’un MBA de la Wits Business School, et était, avant de rejoindre Norrsken22, à la tête du capital investissement chez Actis. Ngetha Waithaka lui, est titulaire d’un MBA de Wharton (à UPenn) et est passé notamment par Crédit Suisse et Actis. Enfin, Lexi Novistke a un BBA de l’université d’Hawaii et a été, avant de rejoindre Norrsken22, associée gérante chez Acuity Ventures Partners à Lagos. 

    Norrsken22 dispose donc, en plus du capital, d’une équipe solide d’experts qu’elle peut mettre à profit de ses entreprises en portefeuille.

    Exemples d’investissements dans des entreprises/start-ups

    Norrsken22 a déjà investi dans plusieurs start-ups sur le continent à un stade plutôt avancé, par exemple récemment :

    • TymeBank, une FinTech Sud-Africaine qui a levé 77,8 millions de dollars en Série C en mai 2023
    • Smile Identity, une start-up Nigériane spécialisée dans l’authentification et la vérification d’identité qui a levé 20 millions de dollars en Série B en février 2023
    • Sabi Am, une market-place B2B qui a levé 58 millions de dollars en avril et en mai 2022 en Série B

    Plug and Play, ce géant du capital-risque américain à l’assaut de la Tech africaine

    Plug and Play est l’un des fonds de capital-risque les plus actifs de la Silicon Valley et possède également un segment actif pour les start-up africaines sur lequel nous nous concentrerons dans cet article. Le fonds de VC a été lancé en 2006 et a, jusqu’à ce jour, travaillé avec plus de 50 000 start-ups, réalisé plus de 1500 investissements et revendiqué plus de 30 licornes (Dropbox, PayPal, N26,…). Ils sont présents dans le monde représentés par plus de 50 bureaux dont 6 nouveaux sites en 2022.

    POSITIONNEMENT DU FONDS ET TICKET

    En 2022, Plug and Play a accéléré plus de 2400 startups dans le monde. Le fonds a également réalisé 247 investissements avec un ticket moyen de $96.527K. Leur ticket d’investissement initial se situe entre $25K et $500K. Les investissements peuvent aller jusqu’à $1 Million.

    Le fonds est secteur agnostique et est présent dans de multiples industries telles que: la santé, la santé animale, la vente au détail, l’énergie, l’alimentation et les boissons, le maritime, les médias, la mobilité, l’immobilier et toutes les autres industries liées à la technologie. En tout, ils sont présents dans plus de 20 industries.

    Les activités de Plug and Play s’articulent autour de 3 segments principaux.

    1. Innovation des entreprises

    2. Programmes d’accélération

    3. Venture Capital

    La présence de Plug and Play en Afrique augmente discrètement mais sûrement. Ils ont actuellement deux bureaux sur le continent, Le Caire en Egypte et Johannesburg en Afrique du Sud. Le VC a été, en 2022,  l’un des investisseurs les plus actifs du continent avec 18 transactions et donc en moyenne plus d’une transaction par mois. Le billet moyen étant de $100K à $150K

    VALEURS DU FONDS

    L’objectif du fonds de VC est de financer les équipes qui construisent les entreprises du futur. Le PDG de Plug and Play, Saeed Amidi, souhaite travailler avec des organisations et des start-up avant-gardistes pour faciliter un changement positif dans le monde. Ainsi, Plug and Play a décidé de ne pas se concentrer sur un segment particulier afin de soutenir toutes les start-ups éligibles, qu’elles soient petites ou grandes.

    Par conséquent, Plug and Play a créé un écosystème unique qui relie les individus, les start-ups, les organisations, les grandes entreprises et plus encore. Le réseau du VC comprend plus de 50 000 start-ups et 500 entreprises. Cet écosystème contribuera à concevoir et développer les entreprises de demain.

    L’une des principales activités de Plug and Play est liée aux entreprises innovantes. Au sein de leur écosystème, ils disposent d’une équipe dédiée au jumelage de toute start-up répondant aux exigences d’un autre membre. Les entreprises partenaires auront quant à elles, une perspective unique sur les dernières tendances ainsi qu’un accès aux meilleures pratiques et normes.

    Plug and Play a répertorié 9 raisons pour motiver les start-ups, les entreprises, les organisations et autres parties prenantes à les rejoindre.
    • Les associés de la start-ups participantes n’ont pas à constituer de garanties sur leur patrimoine propre
    • Les entreprises de tout stade sont les bienvenues
    • Un VC avec un ticket de $25K à $500K
    • Les start-up pitchent en privé devant des partenaires prestigieux du fonds
    • La présence mondiale de Plug and Play facilite l’adaptation à de nouveaux marchés
    • Le bâtiment de 180 000 mètres carrés des bureaux dans la Silicon Valley
    • Conseils de mentors de classe mondiale
    • 885 événements accueillis en 2022 dont plus de 65% étaient virtuels
    • Le réseau VC de Plug and Play compte plus de 300 membres qui ont aidé à lever plus de $7 milliards

    ÉQUIPE DU FONDS

    Plug and Play Africa dispose d’une équipe de dirigeants de grande qualité. Certains de ces leaders notables comprennent:

    Le fondateur

    Saeed Amidi est l’actuel PDG et fondateur de Plug and Play. Il est un investisseur et un dirigeant avec plus de 30 ans d’expérience. Amidi a été actif dans de nombreux secteurs tels que la technologie, l’immobilier et l’emballage. 

    Parmi toutes ses expériences d’investissement, Saeed Amidi a toujours encouragé l’importance d’établir des relations solides et dignes de confiance, tant sur le plan professionnel que personnel. Il applique cet état d’esprit lors de la recherche de startups dans lesquelles investir, mais aussi au sein de Plug and Play. 

    Outre le secteur de l’investissement, Saeed peut être trouvé en train de jouer au golf ou de passer du temps avec sa famille.

    La présidente

    Neda Amidi a précédemment occupé le poste de Global Head of Health avant d’être promue présidente du fonds. Amidi se concentre principalement sur l’autonomisation des jeunes femmes et des femmes fondatrices de la scène des start-up. 

    Plug and Play gère sa propre initiative d’autonomisation des femmes appelée « FoundHer ».

    General Partner

    Alireza Masrour est l’un des associés référents (General Partner) de la société de gestion de Plug & Play Ventures et a dirigé plus de 100 investissements sur 20 000 opportunités d’investissement dans des start-up depuis 2008. Certains investissements dirigés par Masrour ont été désinvestis (exit) cf Apple, Intel ou SolarWinds.

    Il dispose d’une formation en génie chimique et en gestion et a fondé NekaTel, un réseau de distribution de temps d’antenne sur Internet. 

    En moins de 2 ans, il a réussi à développer NekaTel de 0 à 45 millions USD de chiffre d’affaires.

    Le Chief Revenue Officer (et associé)

    Le directeur des revenus de Plug and Play est Michael Olmstead et est responsable de l’expansion du marché du fonds. Il dirige des ventes d’environ $100M et gère une liste de clients avec plus de 50 d’entreprises avec une valeur de plus d’$1 milliard..

    Olmstead a été le fondateur original du premier accélérateur Plug and Play spécifique à l’industrie pour la marque et la vente au détail. 

    Grâce à ce programme, plus de 50 investissements axés sur le commerce ont eu lieu, dont une sortie de $4 milliards vers PayPal, une acquisition de $1 milliard par Facebook et Rappi évalué à $8 milliards.

    EXEMPLES D'INVESTISSEMENTS

    Les activités récentes de Plug and Play en Afrique incluent :
    • Maroc – Chari
      Chari est une startup e-commerce B2B du secteur FMCG. L’entreprise permet une proximité traditionnelle entre commerçants au Maroc pour commander des produits et se faire livrer. Chari compte déjà 20 000 entreprises et veut s’étendre à la Tunisie et à la Côte d’Ivoire. La start-up a levé $1 million en février 2023 avec un réinvestissement de Plug and Play.
    • Cameroun – Waspito
      Waspito est une startup de e-santé qui met en relation les patients avec des médecins via des consultations vidéo. D’autres services comprennent la collecte d’échantillons d’un patient et les résultats reçus numériquement. En 2022, Plug and Play a participé à la levée de fonds de 2,7 millions USD. Waspito veut se développer en Côte d’Ivoire avant de se développer dans dix autres pays dans les quatre prochaines années.
    • Egypte – Zeew
      Fondée en 2017, Zeew permet aux entreprises de lancer leurs activités de livraison à la demande en suivant et en contrôlant leurs opérations à l’aide de sa solution Saas hyperlocale. La startup égyptienne a levé 630 000 USD en seed round avec Plug and Play en 2022.
    • Nigéria – Spleet
      Spleet est une start-up prop-tech au Nigeria qui se concentre sur les produits et services de location résidentielle. L’objectif est de permettre aux propriétaires de vérifier et de contrôler les locataires et d’automatiser la perception des loyers. Le Nigéria est toujours un pays qui souffre des avances de paiement initial d’un à deux ans pour louer une propriété. Plug and Play a participé au seed round de 2,6 millions USD en octobre 2022.
    • Kenya – Imalipay
      Imalipay est une entreprise fintech qui a été fondée fin 2020. Les services de la start-up s’articulent autour d’un produit carburant acheter maintenant, payer plus tard (BNPL) pour les véhicules à deux roues. Les autres services comprennent l’assurance (santé et perte de revenu) et l’épargne. La société a clôturé un round de $3 millions en dette et en capital auquel Plug and Play a participé.

    Article rédigé avec Adriana Galley

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    Future Africa, d’un fonds Nigerian à un fonds panafricain d’ampleur

    Future Africa a été lancé en 2020 par l’entrepreneur nigérian Iyinoluwa Aboyeji. Le fonds s’est d’abord concentré sur l’investissement dans des start-ups nigérianes mais a rapidement évolué vers un fonds panafricain. Depuis ses débuts, le fonds a déployé plus de 9,5 millions USD dans 131 investissements parmi 85 entreprises différentes.

    POSITIONNEMENT DU FONDS ET TICKET

    Le fonds est agnostique en terme de secteur, mais sa principale exigence d’investissement pour les start-ups est qu’elles s’attaquent aux plus grands défis actuels et futurs de l’Afrique. Cela a conduit Future Africa à investir 47% de son portefeuille dans des entreprises fintech en 2022. 

    Les entreprises fintech aident principalement à développer des produits de prêt adaptés et travaillent en étroite collaboration avec leurs institutions bancaires locales. 53% des investissements restants ont été notamment menés par des start-ups de l’éducation et de la santé.

    Comme indiqué précédemment, Future Africa a commencé comme un fonds d’investissement nigérian mais a rapidement changé sa vision pour l’ensemble du continent. Depuis 2022, le fonds a réussi à investir dans 10 pays, l’Afrique de l’Ouest dominant chaque année.

    LES VALEURS DU FONDS

    Future Africa dispose d’une communauté de plus de 300 membres.

    La philosophie d’investissement de Future Africa repose sur 5 piliers.

    1. Commencez par la graine plantée

    Le fonds travaille avec les fondateurs dès la naissance d’une idée. Ils accompagnent la start-up pour la préparer à se transformer en une entreprise à un impact..

    2. Nourri par la communauté

    Future Africa a créé sa propre communauté qui comprend des fondateurs locaux, des entreprises, des investisseurs et des conseillers qui s’efforcent de « give back » de la meilleure façon.

    3. Ouvert à tous

    Le fonds ne croit pas à l’investissement dans un fondateur « à profil type ». Future Africa pense que les entrepreneurs audacieux et visionnaires sont capables de relever les plus grands défis de l’Afrique.

    4. Enraciné dans la confiance

    Les meilleures relations se bâtissent sur la confiance selon le fonds. Future Africa investit dans des entreprises qui ont été conseillées par leur propre réseau. 

    5. Porter des fruits avec des graines fraîches

    Future Africa croit en la prospérité régénératrice. Les anciens fondateurs des startups dans lesquelles le fonds a investi font partie de la communauté et s’engagent à redonner à la communauté à base de conseils et investissements notamment.

    ÉQUIPE DU FONDS

    Future Africa a été fondé par l’entrepreneur nigérian Iyinoluwa Aboyeji. Il est également le fondateur de deux des premières startups, devenues licornes, en Afrique : Flutterwave, qui se concentre sur la technologie des paiements et Andela qui est actuellement l’une des plus grandes organisations d’ingénierie du continent. 

    Aboyeji a également été nommé parmi les Africains les plus influents et figurait sur la liste des 30 under 30 établie par Forbes dans la catégorie technologie. Son objectif ultime, qui est sa passion, est de construire un avenir où la prospérité et la raison d’être sont accessibles à tous les Africains.

    Mia von Koschitzky-Kimani est la managing partner de Future Africa. Originaire d’Allemagne, elle a fréquenté la Harvard Business School avant de commencer sa carrière en 2009 sur le continent africain. Elle a aidé le prestigieux Boston Consulting Group à développer ses bureaux de Johannesburg et de Nairobi. 

    Elle a cofondé DukaConnect, une start-up dans le commerce de détail et l’IA qui a été cédée au géant Mastercard. Koschitzky-Kimany se passionne pour l’accompagnement de startups africaines vers leur plein potentiel en s’appuyant sur une stratégie précise empreinte d’empathie.

    Le fondateur et la managing partners sont aidés par une poignée de consultants présents dans le monde entier, à savoir en Afrique du Sud, au Kenya, au Nigeria, en Ouganda et aux États-Unis.

    EXEMPLES D'INVESTISSEMENTS

    Le track record de Future Africa indique qu’ils ont créé plus de 4 000 emplois directs en investissant dans les sociétés de leur portefeuille. 90% de leurs investissements incluent au moins un fondateur africain et 40% incluent au moins une femme fondatrice.

    Future Africa a investi dans plus de 80 entreprises et a revendu sa participation (exit) avec succès à 4 reprises.

    Exemples d’investissements à succès du fonds :

    • Jumba a été fondée en 2022 au Kenya. Son objectif est de simplifier l’achat et la fourniture de matériaux de construction via le web. Cela simplifie également la gestion des investissements et des stocks des entreprises de construction.

    • Flutterwave est l’une des premières entreprises africaines avec une valeur de plus d’un milliard de dollars. La technologie offre une expérience de paiement plus transparente et sécurisée. Le fondateur de Future Africa était également le fondateur de Flutterwave.

    • Releaf est une entreprise qui utilise la technologie pour faire évoluer le secteur agricole africain en rendant la chaîne d’approvisionnement plus efficace. La start-up a déjà numérisé plus de 2000 petites exploitations agricoles.

    • Moove est présent dans 13 villes sur 3 continents. La fintech permet aux conducteurs de s’offrir la propriété d’un véhicule. Les conducteurs paient des frais hebdomadaires conformément à leur contrat et seront finalement propriétaires du véhicule à la fin du terme.

    • HouseAfrica est une société d’investissement immobilier qui cherche à rendre les investissements dans des propriétés plus faciles, plus sûres et plus accessibles à tous les budgets en utilisant la technologie blockchain.

    Article rédigé avec Adriana Galley

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